Mon objectif, depuis toujours, est de proposer une présentation la plus pragmatique et la plus fonctionnelle possible de la conjugaison au présent à mes élèves. Je suis déjà intervenue à de nombreuses reprises sur ce blog pour laisser une trace de mon cheminement.
Remaniement des groupes, conjugaison horizontale … Tout ceci a déjà été évoqué. Depuis de nombreuses années, je n’utilise plus les groupes tels qu’ils sont présentés à l’éducation nationale mais je trie les verbes selon plusieurs catégories :
Je ne parle ici que de la conjugaison au singulier, le pluriel étant stable (ons, ez, ent). L’utilisation de ces catégories nécessite un gros travail de conjugaison à l’oral en amont (voir articles déjà écrits) et bien sûr de travailler chaque catégorie de façon isolée dans un premier temps.
Après avoir posté sur les réseaux un diagramme de fréquence des terminaisons et suite à l’intervention de lectrices, j’ai poussé plus loin ma recherche en m’appuyant sur la liste de fréquence fournie par Eduscol (malheureusement non sourcée) des 430 verbes les plus utilisés à l’écrit. Il se trouve que mes informations étaient erronées quant à la fréquence du s/s/t qui n’arrive qu’en deuxième position et que le ds/ds/d arrive loin derrière si on se fie à cette liste.
Voici les fréquences d’utilisation des verbes pour chaque catégorie :
J’en conclus donc que :
Dans un premier temps, on peut éliminer du tableau les verbes en -indre et -soudre.
Les verbes irréguliers et vouloir/pouvoir méritent un traitement à part, notamment en pédagogique Montessori avec les verbes rouges.
On peut définitivement tuer le fameux 2ème groupe.
On devrait parler de la fréquence d’utilisation des terminaisons aux enfants.
Voici donc un tableau très simplifié comme je le présente :
Un plus détaillé quand l’enfant commence à être plus à l’aise :
Et le « camembert » de la conjugaison au présent 🙂 Le cœur représente les verbes qui nécessitent un traitement à part (être, avoir, aller, pouvoir, vouloir …)
A vous de jouer pour créer de belles cartes mentales !
Un tout nouveau dossier débarque sur la boutique, sur une thématique très demandée : la lecture et l’écriture avec les lettres contextuelles. Une lettre contextuelle est une lettre qui change de son en fonction de la lettre à laquelle elle est associée. Tous mes élèves étant en besoin de soutien sur cette notion, j’ai créé, depuis de nombreuses années, de nombreux documents que j’ai compilés en un dossier. Ce travail m’a pris beaucoup de temps mais je l’ai enfin finalisé !
J’ai eu besoin de temps pour le créer, afin de tester, réajuster, laisser mâturer, pour vous proposer un matériel efficace et progressif.
Deux nouveaux documents ont récemment été ajoutés sur la boutique, il s’agit de dossiers spécifiques permettant de travailler la lecture et l’écriture de graphies complexes. Sont déjà disponibles un dossier autour de la graphie « eur » et un autre autour du digramme « gn ».
Dans chaque dossier, vous trouverez des activités de lecture et d’encodage. Du matériel à utiliser avec vos élèves, vos enfants ou vos patients :
En amont, j’ai bien entendu travaillé les notions nom et déterminant. Pour cette séance, j’ai prévu des objets : un objet masculin singulier (un extraterrestre), un objet féminin singulier (une princesse), des objets masculin pluriel (des cubes identiques), des objets féminin pluriel (des chouettes identiques).
J’ai proposé des dessins représentant les pronoms personnels (dans le document que je vous partage, j’ai mis des illustrations dont j’ai les droits) et j’ai dit :
Nous avons donc pu mettre en paires les illustrations avec les mots de la première colonne.
J’ai ensuite pris l’extraterrestre pour trouver les déterminants possessifs qui correspondent à chaque pronom :
Pour ça, j’utilise une application roulette de décisions sur mon téléphone (roulette personnalisable) et une série de cartes noms au masc/fém et sing/pluriel (celles du jeu Les pros de la phrase).
L’enfant lance la roulette, et en fonction de la case sur laquelle il tombe et de la carte retournée, il doit choisir le bon déterminant possessif, déjà à l’oral, puis, quand il est à l’aise, à l’écrit.
J’ai créé un petit jeu très simple pour automatiser l’utilisation orale, la compréhension et l’orthographe de ces déterminants. Il a été testé en séance hier et il me semble intéressant à utiliser notamment car parfois, plusieurs solutions sont possibles et l’intérêt réside donc dans la justification que va chercher l’enfant.
Les cartes « champignons » sont à mon sens les plus intéressantes : elles amènent à un dialogue avec l’enfant, on peut lui demander de dessiner sa réponse. Qui imagine-t-il derrière « leur professeur » ? Un groupe d’élèves et un professeur homme ou femme ? Quel film ou quelle représentation mentale se fait-il de la scène ? Chercher tous les possibles va amener l’enfant vers une compréhension fine de ces déterminants.
J’avais besoin, pour un élève en suivi pédagogique, d’automatiser une procédure de calcul dans les additions et soustractions posées : ajouter ou enlever 9.
Ces stratégies, il les connaît déjà (ajouter 10 et enlever 1 pour additionner 9, enlever 10 et ajouter 1 pour soustraire 9) car nous les avons travaillées avec le tableau de 100. Cependant, il me manquait un jeu pour les automatiser. J’ai créé un jeu en m’inspirant de jeux glanés sur internet et ce matin, en séance, nous avons modifié les règles avec cet élève pour rendre le jeu le plus fluide possible.
Je vous le propose en téléchargement libre sur le blog car je le trouve assez joli et sympa pour être partagé. Profitez-en !
Nous l’avons joué avec un dé 1/2/3 pour que le jeu puisse durer plus longtemps, mais si vous n’en avez pas, il se jouera très bien avec un dé traditionnel. Sur la photo, vous voyez la version 2 du jeu, certaines cases ont changé depuis 😉 Merci E. <3