Qui est Maria Montessori ?

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Maria Montessori est née en Italie en 1870. Elle est issue d’une famille bourgeoise et dès sa plus tendre enfance a montré un caractère affirmé. Son enfance a été entourée d’amour, ce qui lui a donné la force et la confiance nécessaire à mener à bien ses projets.

En 1886, elle obtient un diplôme technique puis elle sera la première femme a devenir médecin en 1896, elle a dû se battre pour avoir le droit d’étudier la médecine et lever de nombreux a priori.

Elle choisit comme spécialité la psychiatrie, et va travailler comme assistante dans une clinique pour enfants. Lors d’une visite d’asile psychiatrique, elle choisit des enfants pour la clinique. Un groupe d’enfant lui est confié, et c’est avec eux qu’elle commence ses premières expérimentations et confectionne son premier matériel. Pendant ces années, elle travaille auprès de Giuseppe Montessano, qui lui donnera un fils illégitime qu’elle sera obligée de cacher pour pouvoir continuer à travailler, on sait qu’elle l’a peu vu pendant les premières années de sa vie.

En retournant étudier en anthropologie, elle découvre les travaux d’Itard et Séguin, et traduit leurs livres. Elle s’appuie sur leurs travaux et monte en 1907 la première Casa dei bambini à Rome.

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Sur ce blog, vous pourrez lire le récit d’une personne qui a eu la chance -j’en rêve-  de visiter la première Casa dei bambini.

En 1911, elle forme une américaine qui, rentrée dans son pays, s’exprimera avec enthousiasme sur la méthode. Une centaine d’écoles seront ainsi créées aux USA, pays qu’elle rejoint en 1913. Elle rencontrera beaucoup de personnes célèbres durant son séjour et formera beaucoup d’éducateurs.

Puis vient le temps de la guerre et de l’exil, en Espagne, en Angleterre et aux Pays-Bas, où elle laissera indéniablement la trace de son passage ! Durant ces années, elle en profite pour écrire.

En 1939, elle voyage en Inde et se voit forcée d’y rester, retenue à cause de sa nationalité italienne. On voit une certaine corrélation entre la pensée indienne et l’esprit montessorien, notamment en voyant l’éducation comme processus de libération.  Elle a travaillé là-bas avec des personnes qui ont beaucoup lu sur elle avant son arrivée, et a surtout développé l’esprit pratique de la méthode en formant plus de 1000 enseignants. Durant ces longues années passées en Inde, elle a observé les nourrissons dans les familles indiennes, comme elle le disait si bien : la base de la médecine, c’est l’observation !

Elle rencontrera Gandhi, qui sans doute effrayé par ses idées d’indépendance et de développement de l’esprit, lui a demandé de mesurer sa méthode en l’adaptant aux idées indiennes.

 En 1947, elle retourne aux Pays-Bas puis fonde une école à Londres et meurt 5 ans plus tard.

Durant tout son pèlerinage à travers le monde, accompagné de son fils Mario, qui, après sa mort, a continué à développé la méthode (surtout en mathématiques), elle a cherché à sensibiliser l’opinion internationale à l’importance de l’éducation de l’enfant afin de créer une culture de la paix qui soit enracinée dans l’homme dès les premières années de sa vie, elle a d’ailleurs été nominée trois fois pour le prix Nobel de la Paix à la fin de sa vie.

Il est important de relire sa biographie et de la situer dans le contexte historique de l’époque afin de comprendre les racines de son approche. Le travail qu’elle a fourni tout au long de sa vie, s’occupant plus des enfants « attardés » (c’est ainsi qu’on les nommait à l’époque) que de son propre fils caché, reste une œuvre absolument incomparable, et constitue un trésor pour tous les éducateurs de l’enfant : elle a pris le temps d’écrire et de donner des conférences tout au long de vie, comme si elle avait pressenti la puissance et l’impact de ses travaux. Sa pédagogie est actuellement la plus répandue dans le monde, plus de 8000 écoles existent.


Pour en savoir plus sur sa vie :

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Montessori, sa vie, son oeuvre, Edwing Mortimer Standing, éditions Desclée de Brouwer

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Un téléfilm que j’ai beaucoup apprécié – et pendant lequel j’ai beaucoup pleuré (oups) -, qui retrace assez bien sa vie et son expérimentation avec les premiers enfants sortis de l’asile psychiatrique.

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