Il y a quelques jours, Mamie a offert aux enfants une lampe à paillettes, vous savez, les lampes disco des années 70 ! Zoé est très réceptive à la lumière, et toutes ces lampes ont un effet apaisant sur elle. Mais voilà, cette fameuse lampe, achetée chez Action (pour ceux qui en voudraient une …), n’était pas munie d’interrupteur : parfait pour mettre en place un atelier d’électricité !
En tout premier lieu, Milo dessine le circuit, et papa le schématise.
Puis il réalise le circuit électrique sans et avec interrupteur. Dans un premier temps, il a choisi un bouton poussoir, puis nous lui avons fait comprendre qu’il était plus simple d’utiliser un interrupteur ! (laisser le doigt appuyé pour voir la lampe briller n’est pas ce qu’il y a de plus pratique !)
Zoé schématise le nouveau circuit électrique avec interrupteur, puis dessine avec précision une lampe à incandescence. Mon mari bidouille (en même temps, c’est son métier !) pour réduire la puissance de la lampe afin de voir le filament briller.
On dévisse, on coupe, on dénude …
Et voilà le résultat : notre lampe est désormais munie d’un interrupteur !
Pour l’occasion, voici une série de cartes à remettre en paires :
Suite à une discussion avec une amie, j’ai eu envie d’écrire un petit article à ce sujet. A mon époque (outch, quand je commence à parler comme ça, ça sent les cheveux blancs …), on les appelait les livres-K7, ou même livres-disques.
Au fil de la discussion, j’ai retrouvé quelques couverture de livres en fouillant sur internet. Le plaisir est là, intact. Je me revois petite fille, trifouiller mon tourne-disque, ou rembobiner mes cassettes …
Une amie a retrouvé la bande audio des Trois petits cochons, et les larmes ont coulé dès les premières secondes … Le crépitement du disque, la petite clochette, la musique. Une vraie madeleine de Proust !
Pour ou contre ce genre de livres ? Ai-je vraiment à me positionner sur ce genre de questionnement ? Ma pédagogie implique l’équilibre, et qui dit équilibre dit respect des envies des enfants et des miennes.
Alors, oui, même si pour les plus jeunes je privilégie les lectures partagées afin de pouvoir commenter, expliquer, interagir autour du livre, j’aime aussi proposer à mes enfants des livres CD (oui, la technologie a évolué depuis !). Pourquoi ? … Pour leur façonner des souvenirs inoubliables, et pour qu’un jour, en redécouvrant la voix d’une histoire, ils puissent ressentir la même émotion que moi : un mélange d’excitation, de nostalgie, de joie, un retour vers l’enfance si réconfortant …
Evidemment, les avantages ne s’arrêtent pas à l’évocation d’un souvenir … J’aime les proposer pour d’autres raisons : la plupart du temps, ces enregistrements sont de qualité, les personnes choisies pour narrer l’histoire ont une voix exceptionnelle, et j’aime à me dire qu’ainsi, je ne suis pas le référent de lecture à haute voix pour mes enfants. J’ai ma façon de lire, mes intonations, et je ne voudrais être le seul modèle pour mes enfants.
D’autre part, le texte de ces histoires est souvent riche, les temps employés étant ceux du récit, et les tournures de phrases sont assez recherchées. Pour les enfants qui peinent à lire autre chose que des BD dans lesquelles seuls sont employés les temps du discours, ça fait du bien de proposer à l’écoute de l’imparfait et du passé simple (pour rappel je suis de celles qui pensent que la majorité de la conjugaison se fait à l’oreille !).
Ces histoires proposent également un univers sonore de qualité. La musique y est saisissante, et jouée par des orchestres. Du bon son, ça fait du bien !
Et puis, pour les jeunes lecteurs, quel plaisir de suivre le texte au fil de l’écoute ! Quel travail d’anticipation pour les yeux !
Bref, vous l’avez compris, nous, les livres-CD, on aime 🙂
Je vous propose ici une sélection de mes préférés :
Zoé est en plein dans l’étude des fractions. Nous avons commencé il y a un moment avec le matériel Montessori, et désormais, elle va plus loin, vers l’abstraction !
Je lui ai donc préparé une série de cartes autocorrectives, étant donné qu’elle a déjà travaillé à partir de toutes celles que j’avais trouvées sur internet.
edit du 14/03/19 : j’ai refait ces cartes pour permettre une impression recto verso, je les ai passées en écriture Dumont et j’ai supprimé le cadre vert 😉
La progression montessorienne de la division s’étale sur plusieurs années, en partant, comme à son habitude, du concret pour aller vers l’abstrait : l’enfant travaillera donc, progressivement, avec ces matériels.
Progression :
les perles dorées, pour des partages avec un diviseur à 1 chiffre, sans puis avec change, sans puis avec reste,
Ici, vous pouvez voir une division sans change avec les perles dorées : 4 242 : 2 = 2 121 Milo a partagé les quantités entre deux personnages.
Ici, Zoé effectue une division avec les perles dorées, avec changes, 1000 : 8
les timbres, pour des partages avec un diviseur à 1 chiffre, sans puis avec change, sans et avec reste,
Ici, Milo effectue une division avec les timbres, avec change
(il doit échanger par exemple 2 timbres de 100 restant par 2 fois 10 timbres de 10 …).
Il divise 583 par 3.
les perles dorées, pour des partages avec un diviseur à 2, 3 chiffres, sans puis avec échanges, sans puis avec reste, je n’ai pas de photo à partager,
les timbres, pour des partages avec un diviseur à 2, 3 chiffres, sans puis avec change, sans puis avec reste,
Ici, Zoé effectue une division avec un diviseur à deux chiffres avec les timbres.
les éprouvettes, pour des divisions à un chiffre, puis à plusieurs chiffres, avec ou sans reste,
Ici, Milo effectue une division avec les éprouvettes, avec un diviseur à un chiffre.
Ici, Zoé effectue une très grande division avec un diviseur à 4 chiffres !
Quand l’enfant aura avancé sur la mémorisation des tables de multiplication et de division, et qu’il aura abordé les notions de multiples, on pourra lui proposer de faire et en notant toutes les étapes (nombre de perles posées, restes, et quantités au quotient …).
La mémorisation des tables de division, un des matériels de la progression.
Le presque dernier pas vers l’abstraction !
Le dernier pas vers l’abstraction se produira quand l’enfant effectuera les soustractions dans la division de tête.
Ressources vidéo :
Division avec les timbres, diviseur à un chiffre
Division avec les timbres, diviseur à deux chiffres
Division avec les éprouvettes, diviseur à deux chiffres
Et pour rendre à César ce qui lui appartient, parce que j’ai lu ces blogs pendant des heures, et visionné une quantité hallucinante de vidéos pour comprendre en profondeur ce matériel, voici d’autres ressources pour vous aider :
Il y a quelques temps, Luce a commencé à nous poser des questions portant sur notre lieu de vie. Elle avait envie de localiser sur une carte notre maison, et nous apportait fréquemment des atlas pour que nous les feuilletions en les commentant. Il était donc l’heure de ressortir les classiques afin de lui faire vivre ses premiers pas de géographe en herbe : puzzle des continents, globe aux couleurs montessoriennes, atlas, jeux divers …
Activité spontanée : tracer la carte de France et localiser notre lieu de vie …
Activité spontanée : coller des habitants sur des planètes (tampon encreur)
Nos activités, en vrac
Activité n°1 : établir des comparaisons entre les globes et le puzzle des continents : comprendre que les continents « flottent » sur ce qu’elle a nommé « le magma » (nous avons travaillé sur les volcans en début d’année), nous irons vers plus de précision les jours suivants (voir suite de l’article). J’ai eu l’idée d’utiliser la gelée pour remplacer l’asthénosphère : pas liquide, mais ductile (peut se déformer sans rompre).
Activité n°3 : associer les pièces de puzzle, les drapeaux, et les photos des continents, de Montessori et Cie.
Activité n°4 : menée par les aînés, mais Luce n’est jamais bien loin : construire le globe du livre Planète Terre, et éclaircir le terme de « magma ». Le globe s’ouvre pour faire apparaître ce qui se passe sous nos pieds !
Activité n°5 : mettre en lien les reportages que nous visionnons avec des atlas adaptés :
J’ai utilisé ma planche d’autocollants des continents pour rendre nos livres de géographie accessibles à Luce, non lectrice : Continents autocollants
Activité n°6 : passer du globe au planisphère, en emballant le globe dans du film étirable et en traçant le contour des continents : sur table lumineuse, l’effet est magique !
Activité n°7 (pour maman surtout, qui s’est beaucoup amusée !) : créer des poupées des continents à partir du DIY de mon amie Julie : ces poupées nous servent de référents pour toutes les activités de classifications autour des continents.
Activité n°8 : créer les passeports des poupées à partir de ce document : Passeports poupées
Activité n°9 :trouver le continent concerné par les photos d’un diaporama, et situer le pays sur un planisphère ou un atlas. Ce diaporama a été créé en partenariat avec Julie Rinaldi. Comme le contenu n’est pas libre de droit, nous ne pouvons pas vous proposer les autres en téléchargement. Ces images sont issues des très beaux livres de la collection Milan Jeunesse. Ils ne semblent plus édités, mais il est possible de les trouver facilement en bibliothèque :
Les cartes rugueuses sont issues de Mon coffret Montessori des animaux de chez Nathan.