Mon cher Aldebert, si tu savais comme je te vénère, tant pour tes chants, ton énergie, et pour toutes les récupérations pédagogiques possibles de tes compositions (pas trop, quand même, on ne voudrait pas gâcher notre passion pour ta musique !)
Aujourd’hui, afin de travailler la fonction de complément du nom avec ma grande, j’ai imprimé le texte de « Mélangeons les mots composés ».
L’an dernier, nous avions visité un atelier d’art soufflé en Alsace. Une passion naissait alors chez les enfants ! J’en avais même fait un article à lire ICI.
Nous n’avons pas hésité à inscrire à nouveau les enfants à une sortie dans notre région, à Meisenthal, au Centre International d’Art Verrier. Cette fois-ci, ils allaient réaliser leur rêve, souffler eux-mêmes dans une canne !
Visite magnifique, reprise des techniques anciennes, on en a eu plein les yeux … et j’ai réussi à récupérer un dossier pédagogique, youpi !
Après une visite commentée de l’atelier, les enfants ont participé à trois ateliers : décoration à froid, travail du verre à chaud, et visite du musée. Comme ils étaient déjà sensibilisés à cet art, ils ont été très attentifs durant la visite, n’en perdant pas une miette !
Visite commentée
Atelier sculpture et soufflage de verre chaud
Atelier à froid, décoration avec sablage
Visite du musée
Achat de souvenirs, dont une belle boule pour fabriquer mon Munari collector 🙂
Et je vous parle de tout ça, car, aujourd’hui, nous avons reçu leurs créations, après passage dans le four de recuisson, elles nous ont été envoyées. Sympa, non ?
Bref, si vous passez dans cette région en été et que vous êtes en groupe, n’hésitez pas ! Les ateliers sont ouverts d’avril à août, et sont intitulés « Les baptêmes du feu ».
La musique fait partie de notre quotidien. Nous deux aînés sont musiciens, tout comme nous. J’essaye de les accompagner au mieux dans leurs apprentissages théoriques, en appliquant la pédagogie Montessori à la musique. J’ai créé du matériel sensoriel pour travailler la lecture de note et les rythmes. J’en parle dans plusieurs articles, dont :
Je reviens vous parler aujourd’hui d’un tout nouveau matériel ajouté, concernant essentiellement les cellules rythmiques :
Dans un premier temps, les cellules rythmiques sont à mettre en paires avec leurs noms, l’enfant se corrige avec le tableau de correction.
Dans un deuxième temps, on peut disposer toutes les cellules rythmiques autour d’un cercle, et l’enfant enchaîne la lecture rythmique à sa guise, soit dans l’ordre du cercle, soit dans l’ordre défini par lui-même ou par l’adulte pointant la prochaine cellule à lire (on travaille donc l’anticipation visuelle).
Voici une vidéo de Zoé utilisant le matériel :
Ensuite, l’enfant peut piocher le nombre de cellules rythmiques nécessaires pour constituer une mesure et composer une petite mélodie à jouer aux clochettes :
Dans un dernier temps, l’enfant peut piocher une dizaine de petites étiquettes et enchaîner la lecture rythmique avec un métronome.
Suite à une discussion avec une amie, j’ai eu envie d’écrire un petit article à ce sujet. A mon époque (outch, quand je commence à parler comme ça, ça sent les cheveux blancs …), on les appelait les livres-K7, ou même livres-disques.
Au fil de la discussion, j’ai retrouvé quelques couverture de livres en fouillant sur internet. Le plaisir est là, intact. Je me revois petite fille, trifouiller mon tourne-disque, ou rembobiner mes cassettes …
Une amie a retrouvé la bande audio des Trois petits cochons, et les larmes ont coulé dès les premières secondes … Le crépitement du disque, la petite clochette, la musique. Une vraie madeleine de Proust !
Pour ou contre ce genre de livres ? Ai-je vraiment à me positionner sur ce genre de questionnement ? Ma pédagogie implique l’équilibre, et qui dit équilibre dit respect des envies des enfants et des miennes.
Alors, oui, même si pour les plus jeunes je privilégie les lectures partagées afin de pouvoir commenter, expliquer, interagir autour du livre, j’aime aussi proposer à mes enfants des livres CD (oui, la technologie a évolué depuis !). Pourquoi ? … Pour leur façonner des souvenirs inoubliables, et pour qu’un jour, en redécouvrant la voix d’une histoire, ils puissent ressentir la même émotion que moi : un mélange d’excitation, de nostalgie, de joie, un retour vers l’enfance si réconfortant …
Evidemment, les avantages ne s’arrêtent pas à l’évocation d’un souvenir … J’aime les proposer pour d’autres raisons : la plupart du temps, ces enregistrements sont de qualité, les personnes choisies pour narrer l’histoire ont une voix exceptionnelle, et j’aime à me dire qu’ainsi, je ne suis pas le référent de lecture à haute voix pour mes enfants. J’ai ma façon de lire, mes intonations, et je ne voudrais être le seul modèle pour mes enfants.
D’autre part, le texte de ces histoires est souvent riche, les temps employés étant ceux du récit, et les tournures de phrases sont assez recherchées. Pour les enfants qui peinent à lire autre chose que des BD dans lesquelles seuls sont employés les temps du discours, ça fait du bien de proposer à l’écoute de l’imparfait et du passé simple (pour rappel je suis de celles qui pensent que la majorité de la conjugaison se fait à l’oreille !).
Ces histoires proposent également un univers sonore de qualité. La musique y est saisissante, et jouée par des orchestres. Du bon son, ça fait du bien !
Et puis, pour les jeunes lecteurs, quel plaisir de suivre le texte au fil de l’écoute ! Quel travail d’anticipation pour les yeux !
Bref, vous l’avez compris, nous, les livres-CD, on aime 🙂
Je vous propose ici une sélection de mes préférés :
Cette fois-ci, au lieu de composer les couleurs, nous avons tenté de les dé-composer, en utilisant un procédé très simple qu’est la chromatographie, une technique physique de séparation d’espèces chimiques. J’ai connu cette technique grâce à mon amie Charlotte, qu’elle expliquait dans un très bel article ici.
Pour rendre l’activité ludique, j’ai décidé d’y associer l’art, et de créer de magnifiques pétales de fleurs grâce à ce procédé, et, pendant ce moment ludique, d’insérer quelques pistes scientifiques, et un espèce de protocole expérimental.
C’est très simple : on coupe des cercles dans du papier absorbant, on le décore aux feutres, on le trempe dans l’eau. Par capillarité, l’eau se répand et sépare les couleurs !
Dans un premier temps, on pose les cercles mouillés sur un plateau :
Avant de les faire sécher sur Madame la Pieuvre :
Pendant le séchage, nous avons testé plusieurs expériences afin de décomposer les couleurs secondaires, à l’aide d’un filtre à café et de feutres. Sur une bande de papier, on trace un trait avec la couleur que l’on veut décomposer, à environ 2 cm du bord inférieur. On place le filtre dans un verre dont le niveau d’eau ne dépasse pas 1 cm. Par capillarité, les couleurs se décomposent. Ici, nous avons testé les couleurs secondaires et une tertiaire, ainsi que le noir. Nous y reviendrons plus attentivement quand nous aurons des filtres blancs, et nous testerons différents feutres, ils ne fonctionnent pas tous équitablement.
Le soir même, les cercles ont fini sur table lumineuse ! Un vrai régal pour les yeux !