Le mobile fait assez naturellement partie du « must-have » pour un nouveau-né. Il est très souvent placé juste au-dessus de la tête des bébés dans les parcs ou accrochés aux lits, pour occuper ou endormir … Il est parfois musical, ou encore lumineux. Mais la plupart du temps, il est destiné à décorer la chambre, car il est agréable à la vue des adultes ! Vous êtes-vous déjà placés sous un mobile pour bébé ? J’ai tenté ! Et ça donne ça !
Là où nous voyons ceci … … les bébés voient cela :
La « lecture » n’est absolument pas la même ! Le cerveau d’un nouveau-né n’est pas capable de digérer les informations qu’on lui soumet ici, il y a trop de couleurs, de formes et de volumes différents. Imaginez si on y ajoute de la lumière et de la musique ! Imposés à la vue des nouveaux-nés, ces mobiles seront souvent à l’origine de sur-excitation. Ouvrez l’œil et observez les réactions d’un nouveau-né placé sous ce type de mobile, c’est fascinant !
Comme vous êtes nombreux à me poser la question, je décide enfin de rédiger un petit article autour du thème des puzzles ! Il en existe de multiples sur le marché, et les parents sont parfois perdus face à cette diversité, et tombent souvent à côté des compétences de leurs enfants.
Les puzzles, à quoi ça sert ?
Mis à part le plaisir de jouer, la joie, l’estime et la confiance en soi, ils servent surtout à affiner la coordination œil-main et la préhension. En travaillant autour des puzzles avec un enfant, on travaille également tout un vocabulaire spécifique, celui des actions (enlève, encastre, tourne …), celui du vocabulaire topologique (au-dessus, en-dessous, à gauche, à droite, en haut, en bas …), et évidemment, le vocabulaire spécifique au puzzle choisi (les formes, les animaux, les couleurs …)
Quand et comment les mettre en place ?
Quand l’enfant sait s’asseoir seul et qu’il a déjà commencé à travailler la préhension fine, vers 10 mois environ (mais l’âge d’introduction dépendra de vos observations).
Au départ, vous choisirez des puzzles avec de gros boutons de préhension, et vous irez vers plus de finesse par la suite.
En tout premier lieu, vous présenterez un par un ces puzzles à forme unique, en commençant par le gros disque, puis le triangle, puis le carré, et enfin le petit disque.
Quand les quatre seront réussis, vous pourrez présenter 2 puis 3 puzzles en même temps.
En même temps, vous pouvez présenter celui-ci, une série de 3 disques qui varient seulement par leurs diamètres.
Par la suite, vous pourrez introduire ces puzzles, munis de gros boutons de préhension (disque, carré, rectangle, triangle, ellipse).
Puis celui-ci que j’aime beaucoup que l’on trouve chez Nature et Découvertes (demi-sphère, triangle, disque, carré, pentagone) :
Quand tout ceci sera acquis, vous pourrez introduire les puzzles en bois classique du commerce, munis de boutons de préhension toujours. Choisissez les motifs en lien avec les intérêts du moment de votre enfant (animaux, transports …). Soyez vigilent, le niveau de difficulté croit en fonction de la précision des découpes ! La marque Goki propose une large gamme à petits prix.
Quand l’enfant réalisera facilement ces puzzles, vous pourrez lui présenter les puzzles « à pièces ».
Coup de cœur pour ces puzzles Ravensburger !
La difficulté réside dans le geste : il faut soulever une des pièces pour reconstituer l’image. Quand l’enfant réussi cette action, vous pourrez augmenter le nombre de pièces.
En parallèle, vous pourrez mettre en place les puzzles spécifiques Montessori, ceux du cabinet de zoologie et du cabinet de botanique, qui servent à travailler le repérage spatial, la préhension, mais également le vocabulaire spécifique à chaque partie de l’animal (oiseau, poisson, grenouille, cheval, tortue, …), de l’insecte (libellule, coccinelle, mouche, guêpe …) ou de la nature (arbre, feuille, fleur).
Concernant les puzzles spécifiques Montessori, vous pourrez les trouver par exemple sur ces boutiques :
L’important, dans tout ça, c’est de mettre des mots sur leurs actions, sur ce qu’ils voient, et sur ce qu’ils ressentent en faisant cette activité (fierté, frustration, colère, renoncement …) !
En devenant parent, il faut s’attendre à remplir entièrement son chalet de jardin ou son garage d’engins de locomotion en tout genre, surtout quand nous avons plusieurs enfants, et que nous ne sommes pas forcément renseignés pour trouver ce qui est le plus approprié.
Trois enfants plus tard, après pas mal d’achats inutiles et un tas de formations qui ont fait changer mon regard sur l’enfant, je peux tenter de vous livrer à quelques exceptions près le secret de la réussite !
A quoi ça sert tout ça ?, à part savoir utiliser un vélo en finalité ?
– se muscler
– expérimenter l’équilibre puis l’affiner
– se déplacer dans l’environnement en utilisant un guidon
– expérimenter la sensation de vitesse
– dépasser ses peurs, s’amuser à se faire peur
– dissocier ses mouvements en les alternant pour apprendre à pédaler
– … (liste non exhaustive, je ne suis pas psychomotricienne 🙂 )
Le pousseur
Au tout départ, avoir un pousseur, à bonne hauteur, c’est à dire que l’enfant doit avoir les pieds bien à plat quand il est installé dessus. Il doit être capable d’y monter seul en l’enjambant, c’est seulement à cette condition qu’il sera prêt à l’utiliser.
Avant j’avais ça :
Bon finalement, c’était pas si mal : les pieds touchaient bien à plat (en plus avec des chaussons en cuir souple, il y a 7 ans, ce n’était pas aussi répandu que maintenant !), elle l’a beaucoup utilisé, mais il était quand même très léger et en plastique. Je pense que la largeur excessive de l’assise pouvait gêner aussi dans le mouvement des jambes, et surtout, il s’agit d’un volant et non d’un guidon. De plus il est difficilement enjambable (ce mot existe-t’il ?), à l’époque j’avais enlevé l’espèce de dossier en plastique pour une utilisation plus aisée.
Non, en fait, en tout premier, j’avais ça ! Année 81, j’avais 16 mois !
Une amie m’a donné celui-ci à la naissance de mon deuxième enfant, il a énormément servi, il a même été prêté à des amis. Il est en bois, donc plus lourd et plus stable. L’assise est moins large, mais l’enfant peut être gêné par la largueur des roues à l’arrière.
(le casque, méga important à introduire dès le début pour que ce soit un automatisme plus tard ! Pas de casque = pas de vélo, pas de trottinette, pas de roller …)
Sur cette vidéo on peut observer qu’elle commence à expérimenter l’équilibre donc qu’elle va bientôt pouvoir passer à la draisienne (elle lève ses pieds) et la notion de vitesse. Elle commence également à alterner les pieds (ça sera nécessaire pour apprendre à pédaler, sur un tricycle ou un vélo). On observe également qu’elle expérimente de nouvelles utilisations en lâchant le guidon (pour se faire peur ?).
Mais en fait, je rêve de ça :
Puky Pukylino : hauteur de selle 22 cm, vendu pour l’intérieur, 2.7 kg
Puky Wutsch : hauteur de selle 24 cm, vendu pour l’extérieur, 2,8 kg
muni d’un axe oscillant à l’avant pour commencer à expérimenter l’équilibre
Mais soyons raisonnable, c’est inutile chez nous (mais c’est bientôt son anniversaire commandée pour son anniversaire !…), Luce va bientôt passer au prochain moyen de locomotion, elle est en phase de transition vers …
... l’espèce de draisienne à grosses roues, appelée « moto » chez nous 😉
Voici une photo de son frère l’utilisant. Je ne donne volontairement pas d’indication d’âge, à vous d’adapter en fonction de l’observation que vous faites de vos enfants.
Il s’agit d’une moto de la marque BIG, parfaite pour appréhender les notions d’équilibre en tendant la jambe pour se rattraper quand la moto penche. Pour le moment, elle est un peu trop haute pour Luce, qui doit vraiment être sur la pointe des pieds, ça ne la rassure pas.
Le seul point négatif que je lui ai trouvé, c’est sa matière, encore du plastique !
Sur cette vieille vidéo (snif), mon fils apprend à se diriger avec un guidon, on le voit un peu rattraper son équilibre lors d’un virage, et à la fin lever ses pieds et se mettre en position de motard en se penchant vers l’avant.
Là, c’était certain, il était prêt pour utiliser une draisienne.
Une draisienne, oui, mais pas n’importe laquelle !
J’ai mis pas mal de temps à en choisir une qui me convenait. Il fallait qu’elle soit de petite taille, avec une selle bien basse, pas trop lourde, bien maniable et avec un bon rayon de braquage. J’ai trouvé celles en bois trop lourdes à manier (il faut que l’enfant soit capable de la remonter seul), et la plupart du temps trop hautes si bien que quand l’enfant a atteint une taille convenable pour l’utiliser, la sensibilité pour ce type de moyen de locomotion est passée …
Et puis, j’aime vraiment d’amour la marque PUKY, ça me rappelle les vélos dans la cour de récré de mon école maternelle 🙂 Ce qui m’a surtout plu sur ce modèle, c’est que l’enfant peut reposer ses pieds sur la planche prévue entre le guidon et la selle, et peut donc expérimenter encore plus de positions !
J’ai choisi une draisienne sans frein, pour qu’ils apprennent à gérer la vitesse avec les pieds uniquement (un enfant de 2 ans, ça peut vraiment utiliser un frein ?)
Quelques modèles pour les plus petits :
La Bywin Run B’TWIN Décathlon : vendue pour les enfants de 2 à 4 ans, 3,5 kg, selle haute
Les + : son prix attractif et les réglages en hauteur de la selle et du guidon, son poids
Les – : le cadre qui entoure la roue arrière peut gêner d’après les témoignages que j’ai lus, la selle est haute, beaucoup trop pour ma fille de presque 2 ans, modèle donc réservé aux géants, difficile à enjamber
La Bike Star 10′ : 4,8 kg, hauteur de selle minimum 30 cm
Les + : prix attractif, plateau repose-pieds donc enjambement facilité, pneus gonflable (un luxe niveau confort !)
Les – : son poids, son côté mastoc, le frein inutile à 2 ans
La Puky LR M : la selle la plus basse du marché : 29 cm, la draisienne la plus légère du marché : 3,3 kg
Les + : plateau repose-pieds, pas de frein, légèreté, maniabilité
Les – : je n’en trouve pas ! un modèle efficace et peu onéreux !
La Run 10′ de Kettler : une nouveauté (mais je n’ai pas encore trouvé où elle est commercialisée !), hauteur de selle : 34 cm, poids 4,5 kg
Les + : plateau repose-pieds, pas de frein, grandes roues par rapport à la draisienne Puky LR M
Les – : le poids assez élevé, et sans doute le prix assez élevé (en regardant le reste de la gamme, on voit que ce n’est pas donné …)
Quant aux modèles en bois, j’en cherche toujours un qui réponde aux critères d’utilisation fixés : poids léger, maniabilité, enjambage facilité …
Conjointement, on a également utilisé un tricycle, toujours de la marque Puky, pour apprendre à pédaler avant d’utiliser un vélo.
(et on a retrouvé mon presque deuzans à l’autre bout du camp de vacances !)
Et puis un jour, il y a eu le vélo !
Un jour, mon fils s’est mis en tête d’utiliser un vélo sans roulettes. Il s’est obstiné une matinée entière dans le jardin et il est parti, tout seul, et comme il était fier !
Il a deux ans de moins que sa soeur, mais il a su gérer son vélo (sans roulettes) bien avant son aînée ! La raison ? Elle, elle n’avait pas eu de draisienne, mais un vélo muni de roulettes ! Aucune recherche d’équilibre et d’autonomie avec ce genre de vélo !
Les vélos pour petits sont toujours équipés de roulettes (ça s’enlève), et de cache-chaîne qui les rendent lourds. Ce poids est également destiné à ce que l’enfant ne prenne pas trop de vitesse. Malheureusement, ce poids excessif réduit aussi la maniabilité !
Et après le vélo, il y a eu la trottinette !
Pour mon aînée, vous savez, celle qui a su faire du vélo sans roulettes à 6 ans, on a eu ce type de trottinette :
Le genre de truc qui n’avance correctement que dans l’allée de chez Décathlon, et sur lequel évidemment, tu ne testes absolument pas ton équilibre.
Pour ne pas réitérer les erreurs, Mamie a offert une vraie trottinette pour les trois ans de mon fils, et c’était encore ………… une PUKY ! (non, je n’ai pas d’action chez eux, malheureusement !) Il a désormais 6 ans et s’en sert toujours, il est pourtant très grand. Les grosses roues, ça passe partout, et il adore !
Ce modèle est muni d’un frein au pied et non au guidon, parce qu’une vraie trottinette, ça a un frein au pied, n’est-ce pas ?
Bref, encore une fois, c’est en observant votre enfant que vous saurez choisir ce dont il a besoin. Achèteriez-vous une voiture sans l’essayer ? Non, bien sûr ! Donc pour votre enfant, c’est la même chose 🙂
On sait que Maria Montessori a beaucoup observé les bébés durant son séjour en Inde, et c’est pendant ce séjour qu’elle a confié la mission à une de ses assistantes de développer le matériel pour les 0/3 ans. Il n’ y a pas d’écrit de sa main concernant la progression du matériel à utiliser (contrairement aux 3 tomes de La pédagogie scientifique pour les plus grands).
On trouve beaucoup d’informations sur internet ou en formation pour l’utilisation des boîtes à formes, je vous propose ici une progression.
Les boîtes d’imbucare (verbe italien qui signifie faire tomber quelque chose dans un trou) sont proposées pour travailler plusieurs objectifs :
établir une relation de cause à effet, commencer à raisonner,
se concentrer,
affiner la coordination oeil-main.
On commencera à les proposer à l’enfant dès qu’il sera capable de se mettre assis seul. La première à montrer à l’enfant est la boîte avec plateau et boule :
Vous pouvez aussi utiliser la boite avec tiroir et le retirer dans un premier temps, c’est ce que nous avions fait.
La forme de la boîte est particulière, afin de faciliter la préhension par l’enfant, évitez les boîtes cubiques sans le rebord de préhension, ce serait mettre un obstacle supplémentaire à l’enfant. Evitez aussi les boîtes trop légères ou non stables. La boîte doit comporter ces spécificités :
Par la suite, nous proposerons, dans l’ordre, suivant l’observation qu’on fait de notre bébé :
la boîte avec boule et tiroir
la boîte avec cylindre (on utilise la première boîte et on trouve un cylindre dans le jeu méga trop compliqué que Mamie a acheté et qui ne servira jamais, voir ci-dessous !)
Ne rigolez pas, vous l’avez tous, et votre enfant s’en sert juste pour tout jeter, n’est-ce pas ?
la boîte avec jetons (je la place ici suivant les observations que j’ai pu faire de Luce)
la boîte avec cube
la boîte avec prisme à base triangulaire
la boîte avec prisme à base carrée (vous pouvez utiliser la boîte du cube et changer simplement la forme à insérer que vous trouverez dans le « baril de cubes » de votre enfant : un pavé au lieu d’un cube !)
et c’est seulement là que vous pouvez sortir votre boîte à plusieurs formes, si et seulement si elle est simple :
La boîte avec balle tricotée et une variante de la boîte avec boule en bois. Elle est à insérer dans la progression un peu quand vous voulez, surtout quand vous sentez votre enfant prêt ! La seule différence avec la boîte à boule en bois, c’est que la main de l’enfant ne fonctionnera pas de la même façon. Il devra forcer pour l’insérer.
La préparation au geste d’écriture se fait avec tout, sauf avec un crayon. On apprendra à l’enfant à utiliser un crayon quand sa main sera prête à le faire (parce que oui, tenir un crayon, ça s’apprend, ce n’est pas un geste naturel !)
En attendant, on évite les gros feutres, les crayons, et on opte pour des palets gras, de la peinture à doigts …
Voici quelques idées simples à mettre en place, visant à développer la main.
N’hésitez pas à proposer régulièrement toutes les activités de malaxage : argile, pâte à modeler ni trop ferme ni trop molle, pâte à prétrir … ces activités vont développer le tonus de la main du tout petit dont la tenue est encore palmaire (il y a super longtemps, j’avais commencé un article sur le développement de la main, que je n’ai jamais terminé, il va falloir que je m’y mette sérieusement !)
Proposez à l’enfant de jouer avec des balles anti-stress, des squishies (en essayant de favoriser des matières pas trop toxiques …)
Préparez-lui des cadenas et des boîtes à ouvrir et fermer.
Mettez en place des activités « visser et dévisser » : des boulons, des couvercles, des bouchons …
Mettez à disposition des boîtes à musique à manivelles de toutes sortes …
Les enfants adorent casser des noix, moudre du café et du poivre, pensez-y !
Aidez-le à essorer la salade, à faire des pâtes à la machine italienne, ou encore à peler des pommes !