Aujourd’hui, au stage Montessori, c’était géographie. J’en ai profité pour mettre au point une façon différente de travailler les continents : la façon de se nourrir.
Voici une série de photos auto correctives à imprimer, plier en deux et plastifier, à classer selon les continents. Les photos sont issues du livre : Hungry Planet: what the world eats, de Peter Menzel. Cliquez sur la photo pour télécharger le document 😉
J’ajoute également un document que j’ai mis au point il y a un moment, qui concerne les enfants du monde, à classer sur les continents par le même principe.
J’utilise ce nuancier depuis un moment, dans ma vie quotidienne, et lors de mes formations SAM en crèche notamment.
Il y a quelques jours, j’ai décidé d’en modifier les illustrations, et de demander à une amie, Charlotte, de mettre à profit ses talents ! Je la remercie infiniment du travail qu’elle a fourni !
Vous le savez déjà certainement, mais formuler, mettre un mot ou un signe sur l’émotion ressentie par l’enfant, lui permet de comprendre ce qui est en train de se passer dans son corps, dans sa tête. Et mettre un mot sur une émotion, la cerner, la décrire, en parler, c’est mieux l’accepter !
Alors voilà, grâce à la langue des signes, les enfants peuvent très jeunes commencer à exprimer leurs sentiments, leurs émotions, avant même de pouvoir parler ! La peur, la colère, pleurer, avoir mal, sont des expressions très fréquemment signées !
Plus tard, quand l’enfant parle, il revient assez naturellement vers le signe pour exprimer ses émotions. Complètement envahi par ce qu’il ressent, les mots ont du mal à sortir, mais le corps, lui, s’exprime !
Je me souviens de Luce, à Disneyland, m’indiquant qu’elle a peur de Mickey en signant (photo de couverture), ou encore de Milo signant en pointant la une brique de jus de fruits que « la pomme pleure », des premiers « je t’aime » signés, ou des « Maman, colère ? », et des « Mal aux dents » …
Bref, les signes sont un trésor à mettre dans les mains de vos enfants !
Je commence aujourd’hui à publier une série de panneaux reprenant les périodes phares du développement de la main chez le bébé à partir de la naissance, et les propositions de matériel adaptées en fonction des observations de l’enfant.
Pour commencer, un très très court résumé de la pensée de Maria Montessori au sujet de la main
Pour Noël, Lulu a reçu en cadeau une série de clochettes à doigts VILAC.
Evidemment, je rêve d’avoir les vraies cloches Montessori, celles qui ont un son magnifique, qui sont très justes … Mais voilà, je n’ai ni trop d’argent à dépenser, ni une école à équiper, et notre maison déborde déjà d’instruments en tous genres !
Dans un premier temps, j’ai laissé ces clochettes en libre accès, pour voir comment Luce allait se les approprier. Elle baigne dans la musique depuis sa naissance, son papa étant musicien.
Etant pédagogue ET musicienne (pour mémoire, avant l’IUFM, j’ai usé mes jean’s sur les bancs de Fac de musicologie et du conservatoire), j’ai très vite mis en place toute une série d’activités autour de ces clochettes dont j’avais bien cerné le potentiel. Activités inspirées à la fois de la pédagogie Montessori, des activités du Tout petit conservatoire, et de mes recherches sur Pinterest. Le tout a été mixé et ressorti à la sauce Montessori … mais pas que !
J’ai vite décidé de mettre en place un tapis à musique, une portée « sensorielle ». J’avais envie que mes enfants vivent physiquement la portée, la façon dont les lignes et les interlignes sont agencées, la façon dont les clefs et les notes sont posées …
La création du matériel
J’ai commencé par découper et plastifier des notes. Des notes pleines pour les noires et les croches, des notes évidées pour les rondes et les blanches.
J’ai cousu un tapis à portée, avec sa housse. Sur la première version, ci-dessous, les fils me semblaient trop fins, et surtout, il y avait un gros problème, la clef de sol était rouge, alors que la note sol était verte.
Un petit tour chez Mondial Tissu (au bout de la rue, ouf !), et le problème était réglé : une clef de fa avec ses boutons pour les points, verte claire, et une clef de sol verte foncée, des lignes plus épaisses et plus agréables à regarder et à manipuler. J’ai également créé de petites lignes noires pour poser le do, des barres de mesures, et des queues pour les notes. Ce matériel complémentaire n’a pas encore été exploité, je compléterai cet article au moment venu !
– Téléchargement du matériel « La portée sensorielle » –
Je vous propose ici plusieurs choix de matériel à créer. Vous avez le choix de créer un tapis de portée comme le mien, ou comme vous l’aurez inventé, ou encore de télécharger une portée musicale géante chez Montessori et Cie. La portée se trouve là.
Si vous créez votre propre tapis, il doit mesurer au moins 30 cm de haut, et 2 mètres de long. Mes notes, imprimées en 100 %, mesurent 4 cm de haut.
soit imprimer la portée en format standard, et réduire mes fichiers en choisissant l’option imprimer/échelle personnalisée/72,5 %
soit agrandir la portée en A3 et utiliser mes fichiers en format standard
J’ai créé trois fichiers différents, un avec les notes colorées aux couleurs des clochettes VILAC, un avec les notes colorées aux couleurs des clochettes FUZEAU et des tubes BOOMWHACKERS et un en noir et blanc pour utiliser avec n’importe quel matériel musical (et là, tu te dis que ça manque d’unité, d’un code commun, et tu n’as pas tort !)
Je peux adapter ce fichier en fonction des couleurs de votre matériel, il suffit de me le demander !
Pour Luce, j’ai créé un tapis différent, qui lui permet de réaliser la gamme. La laisser expérimenter seule c’est bien, lui faire entendre la gamme dans le bon sens, c’est mieux ! Elle met les clochettes en paires avec les notes dessinées, puis déplace chaque clochette en suivant sa « route ». Elle les fait ensuite sonner dans l’ordre.
L’utilisation de la portée sensorielle
Nos séances musicales sont familiales, et se déroulent de cette façon :
1. Remettre les clochettes dans l’ordre de la gamme, à l’oreille, sans la vue (Luce assiste, et donne des ordres, hihi !)
2. Retrouver la note jouée, puis reproduire une mélodie courte jouée au xylophone glockenspiel -merci mes lecteurs pour la correction !- (2 notes, puis 3 notes conjointes … puis doucement, on va vers plus de difficulté)
3. Disposer les lignes, vérifier la hauteur des interlignes avec une note (là, vous pouvez envisager la puissance du matériel auto-correctif, hihi)
4. Poser les notes sur la portée, après avoir créé la clef de sol, et en partant de la note sol, puis chanter la gamme dans l’ordre, en suivant avec le doigt. Le but ici, c’est l’imprégnation : à force de voir les notes disposées de cette façon, ils sauront les lire. Le même travail sera fait plus tard avec la clef de fa.
5. Jouer une partition avec les clochettes (pour le moment, c’est moi qui dispose les notes pour créer de petites mélodies), j’adore assister à la joie familiale que cette activité provoque. La musique est vraiment un vecteur de paix ! Je le vérifie tous les jours à la maison ! Coopération et discussions autour d’un même projet, on aime ça ! Mon aînée se place en « professeur », car elle, elle prend des cours de solfège et de violoncelle. Elle est ravie de partager son savoir avec le reste de la fratrie.
Avec ce matériel, nous allons donc pouvoir travailler toutes les notions de solfège, qui concernent la lecture de notes et l’acquisition du rythme. J’ai également mis à disposition des cartes de nomenclatures sur les étagères :
Je suis certaine que parmi mes lecteurs, de nombreux parents ont un jour appris la musique. Transmettre ce savoir musical à vos enfants, c’est un merveilleux cadeau que vous pourriez leur faire ! Je vous promets de très beaux moments familiaux, sans stress ni recherche de performance. Un bon shoot d’ocytocine en prévision ! Foncez !
Bidouillages autour du matériel créé
Séance du 23 mars 2015 :
Cloches et xylophone :
On commence par notre traditionnel jeu de sériation à l’aveugle. Milo est en échec, il termine donc les yeux non bandés et retrouve le sourire.
Nous continuons avec les notions de grave et d’aigu, et plus grave et plus aigu que.
Je joue des notes au xylophone et il doit retrouver la même note parmi ses cloches.
Je joue des mélodies très simples au xylophone glockenspiel, avec trois notes (do-ré-mi), et il doit les reproduire avec les cloches. C’est à lui ensuite d’inventer une mélodie avec les cloches que je reproduirai avec le xylophone glockenspiel (et là, évidemment, il essaye de me piéger !).
Avec la gamme sensorielle :
Après avoir posé la gamme de do majeur, et après avoir observé le xylophone, nous nous apercevons qu’il y a des notes sous le do grave, et d’autres au dessus du do aigu. Milo voudrait encore continuer, mais nous n’avons plus assez de petites lignes supplémentaires ! Le travail des prochains jours consistera à lui faire comprendre que pour simplifier la lecture de ces petites lignes supplémentaires, d’autres clefs sont disponibles, notamment la clef de fa, que sa sœur lit pour la pratique du violoncelle. Il comprendra donc que l’on utilise la clef de fa pour écrire les notes graves.
Et puis, nous avons commencé la compréhension du rythme en « écrivant » sur la gamme sensorielle la main droite de sa partition de piano (il a voulu débuter le piano avec moi cette semaine). Il pose les blanches, qui font deux temps, et comme on ne peut mettre que quatre temps dans la mesure (c’est écrit après la clef de sol de sa partition de piano), avec deux blanches, la mesure est complète, on met donc en place une barre de mesure.
Il a pris beaucoup de plaisir à jouer cette petite mélodie. Et moi, beaucoup de plaisir à observer sa concentration, si difficile à obtenir (enfant TDA), et sa volonté de se battre pour réussir.
Un dimanche au zoo, et l’envie de continuer les séries d’images classifiées pour trier en fonction des lieux de vie des animaux. Je viens donc d’ajouter la banquise, et de créer un document regroupant ces animaux (sélectionnés après plusieurs heures de recherches, la zoologie, ce n’est vraiment pas mon truc du tout !) :
Pétrel des neiges
Renne ou Caribou, Phoque
Otarie de Kerguelen, Albatros
Harfang des neiges, Loup arctique
Manchot empereur, Morse
Ours polaire, Renard arctique
J’ai choisi d’y faire figurer exclusivement les animaux qui vivent SUR la banquise, les animaux marins figureront sur un autre document (vraiment compliqué de trouver une classification correcte, j’ai opté pour les lieux de vie pour ma fille de deux ans et demi, les photos serviront plus tard à classer suivant les catégories d’animaux, ou encore les continents …).