Il y a quelques temps, j’ai reçu un message de Christelle, de Recette Éducative, qui me faisait part d’un jeu qu’elle avait créé à partir de mes images du tri des saisons et de ma roue des saisons.
Alors, voilà, à télécharger, le fruit d’une belle collaboration comme je les aime ! Nous avions déjà collaboré pour la rédaction du Fanzine Tangram.
Depuis un certain moment, nous expérimentons à la maison autour de la lumière. J’ai tenté de rendre nos découvertes un peu plus formelles et de proposer un cadre scientifique, le côté sensoriel ayant déjà été beaucoup travaillé.
Voici les documents à partir desquels nous travaillons :
Ici, on revoit le mélange des couleurs, et on aborde les notions de couleurs primaires, secondaires, et tertiaires. On avait déjà expérimenté sur le sujet de nombreuses fois, comme ICI et ICI.
Un autre jour, nous nous demandons quand avons déjà vu le spectre lumineux : à Prague, quand un camion pulvérisait de l’eau pour nous rafraîchir, en Allemagne, quand nous avions photographié des arcs-en-ciels, et également à la maison, à travers nos suncatchers.
Nous tentons de reproduire une décomposition de la lumière avec un récipient et de l’eau, avec un boule en verre, avec un prisme …
Nous observons grâce au spectroscope l’ordre des couleurs de l’arc-en-ciel, et parlons de longueurs d’ondes. La plus longue est le rouge, raison pour laquelle c’est la couleur qui se situe au dessus dans un arc-en-ciel (on vérifie avec le matériel Grimm’s) :
Un autre jour, nous décidons de jouer avec les couleurs-lumières, de les associer entre elles. Nous nous rendons compte que les mélanges lumineux produisent des couleurs différentes des mélanges issus des couleurs-matières.
Enfin, nous regardons de très près l’écran de notre vieille télévision pour voir que tous les pixels sont bleus, verts ou rouges.
Il nous reste beaucoup d’expériences à réaliser autour de la lumière, nous allons notamment reprendre les notions de sténopé entrevues l’an dernier lors de l’éclipse partielle de Soleil, puis nous jouerons avec les ombres et avec les trajets lumineux !
En attendant, les enfants s’amusent à créer des spectres lumineux un peu partout dans la maison, avec mes bijoux ! Milo a même découvert qu’un de ses crayons de papier, décoré par une petit pierre taillée, pouvait décomposer la lumière (ça a donné un : « Maman, vite, vraiment, faut que tu viennes voir ça, dépêche-toi … ! à 22h …, dans son lit !).
Mon amie Emilie Lagoeyte, connue pour son excellent site http://www.eveil-et-nature.com/ lance une formation en ligne d’une durée de quatre semaines pour permettre de reconnecter vos enfants à la nature, rien que ça ! Et pour une somme vraiment modique ! Alors, foncez, c’est par ici :
Il y a un moment, quand nous avions travaillé sur l’observation des oiseaux, j’avais repéré plusieurs fiches de constructions dont celle d’une mangeoire à trémie sur le site de la FCPN.
Dimanche, nous sommes de nouveau allés du côté de l’Allemagne pour visiter un lieu que nous apprécions beaucoup, mais où nous n’avions pas encore amené les enfants : la Völklinger Hütte, non loin de Saarbrücken, classé au patrimoine de l’UNESCO. L’Allemagne, ça peut vous sembler loin, mais c’est vraiment très près de chez nous. En fait, nous aimons la Lorraine, car nous sommes situés au pays des trois frontières, à quelques kilomètres de la Belgique, du Luxembourg, et de l’Allemagne : une chance pour nous, car dans notre ville, c’est plutôt le désert culturel …
Bref, nous aimons ce lieu car il s’agit de friches industrielles. Ces friches, elles coulent dans nos veines : nos ancêtres, les membres de notre famille ont pour la plupart travaillé dans les mines. Ces friches, elles sont notre horizon, notre quotidien visuel … Un de nos amis peintre les a d’ailleurs sublimées dans ses œuvres intitulées Modern Temple. Notre côté « trash-décalé » nous permet de nous sentir à l’aise dans ces lieux.
Le haut-fourneau
Nous découvrons le lieu en commençant par le fonctionnement du haut-fourneau, la visite nous permettra de retravailler sur les techniques de fonte.
Un document sur le thème 😉
Le Ferrodrom®
Puis, nous passons beaucoup de temps dans le Ferrodrom, spécialement conçu pour les enfants. A travers la manipulation, ils découvrent les éléments nécessaires à la technique de fonte de manière sensorielle, ils observent des objets et s’intéressent aux diverses utilisations du fer à travers les siècles (travailler l’histoire en situation, c’est extra !), nous nous prenons pour des ouvriers, et nous finissons par jouer avec le magnétisme. A tous les âges, de 3 à plus de 50 ans, nous y trouvons notre compte ! Il y a du Montessori dans cette expo !
Les éléments nécessaires à la production du fer sont présentés de manière ludique : l’eau, le feu, et l’air, sont découverts de manière sensorielle, sans trop d’explications scientifiques parfois décourageantes. Ici, du plaisir, rien que du plaisir dans l’expérimentation …
La rotation de la demi-sphère imite le mouvement des nuages dans le ciel.
La création de tornade a vraiment beaucoup plu !
Nous découvrons l’histoire du fer à travers les siècles grâce à de nombreux outils et armes exposées. Milo essaye les heaumes et casques, Zoé s’exclame devant la dague de Toutânkhamon (tiens, tiens, il n’y a pas consensus sur ce poignard!). Super, on va travailler l’histoire grâce au fer !
On comprend le travail des ouvriers par le jeu et l’imitation.
On expérimente sensoriellement autour du magnétisme.
Nous terminons notre journée par la visite de l’exposition du moment : Crânes ! Je cite pour introduire les photos :
Le crâne n’est pas une partie du corps humain comme les autres : c’est ici que l’homme voit, sent, écoute, goûte et parle, c’est ici qu’il montre son visage, c’est ici que réside son âme, c’est ici qu’il pense et qu’il rêve, c’est ici qu’habitent ses souvenirs – c’est ici qu’il réalise son équilibre et dévoile sa personnalité.
A la fois objet de culte et phénomène culturel, le crâne a de tout temps alimenté l’imagination des hommes.
Les collections historiques de crânes s’inscrivent dans une problématique millénaire qui interroge la signification particulière de la tête et du crâne dans notre histoire. Coupe crânienne préhistorique, trophée de chasseurs de têtes somptueusement décoré, relique de crâne religieusement vénérée, symbole du caractère éphémère de la vie humaine ou découverte archéologique, le « culte du crâne » occupe une place de choix dans l’histoire de la civilisation. Avec 259 crânes et têtes d’humains représentatives de toutes les époques et de presque tous les continents, l’exposition propose une approche inédite d’un thème dont la fascination est restée intacte de nos jours.
Le crâne côté anatomie (merveilleuse découverte pour les enfants !)
Le crâne côté rituel
Amérique du sud, tête réduite ou tsantzas, objet rituel de vengeance
Le crâne côté culte
Crâne décoré en la mémoire du défunt, Allemagne
Le crâne côté culturel (et dire que chez nous on traite la plagiocéphalie !)
Déformation de la tête à l’aide de planchettes, Bolivie. La déformation servait à expliquer le statut social ou religieux de l’individu.
Le crâne côté fun
Cette exposition Crânes était vraiment de toute beauté, et le lieu était très approprié. Sa découverte a été accompagnée de « Beurk », de « Bahhhh », de « Ouah », de « Ils sont dingues ! » … Un vrai régal pour petits et grands. De belles découvertes anatomiques, religieuses, et mythiques !
Si vous passez par l’Allemagne, le lieu vaut vraiment le détour, pensez-y ! Et c’est gratuit pour les enfants !