L’armoire à vêtements

Depuis un certain temps déjà, je me suis occupée à adapter l’environnement pour mes enfants, en particulier pour la dernière de la famille, qui, du haut de ses 22 mois, ne mesure pas encore 80 cm. Difficile d’entreprendre des projets ou de vouloir faire preuve d’autonomie quand on n’a accès à rien dans la maison. Colère, frustration, renoncement, et plus tard, la flamme qui s’éteint en l’envie qui s’envole …

Après l’aménagement de la salle de bain, celui de la cuisine en cours, du coin Montessori, du coin entrée/sortie de la maison (article à venir), aujourd’hui, nous nous sommes attaqués à l’armoire de la chambre de Luce.

Le projet mijote dans ma tête depuis pas mal de temps, mais nous devions changer le placard de sa chambre pour opter pour un dressing dernier cri, mais par manque de temps, d’argent, d’envie et avec les vacances qui approchent, nous avions remis notre achat à plus tard. Et puis aujourd’hui, en pratiquant mon activité favorite le pire truc qu’il ait été donné à une être humain de réaliser, j’ai mis en place un système de paniers dans lesquels je trie le linge au fur et à mesure du repassage. Les enfants n’ont plus qu’à prendre leurs paniers pour aller ranger leurs vêtements (pour l’homme, on peut toujours rêver !)

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Mais du coup, il y avait urgence à adapter le vieux placard de Luce ! Aucun scrupule à percer dans ce vieux tas de planches !

Etape 1 : descendre les boutons des portes afin de rendre le tout accessible 

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C’est beaucoup mieux comme ça !

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Etape 2 : descendre la tringle et trouver un marchepied adapté qui se range à l’intérieur du placard et qui soit facilement déplaçable, ici, une boîte Ikea retournée :

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Etape 3 : descendre le miroir

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Et pouvoir enfin sortir toutes ses robes 🙂

 

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Les vêtements ont été triés de manière à ce que les vêtements de saison soient accessibles, mais je pense que je vais encore épurer.

En résumé, un schéma récapitulatif !

 

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Coût de l’opération : zéro euro, et surtout, un bon exercice d’entraînement avant de concevoir son futur vrai placard !

 

Chaises hautes et autonomie

Comment faire rimer
autonomie,
pédagogie Montessori
et motricité libre
le temps d’un repas ?

 

Si certains préconisent une table et une chaise de sevrage à hauteur d’enfant, où l’enfant mangera seul, l’idée me rebute assez, même avec un mobilier très adapté. Favoriser l’autonomie oui, renoncer aux repas familiaux, impossible pour nous ! La cuisine est LE centre névralgique de la famille ! Nous voulions donc nos bébés avec nous le temps des repas.
Les premiers temps, ils étaient dans nos bras, ou portés en sling ou écharpe, récoltant au passage quelques miettes dans leur chevelure …

Plus tard, quand ils ont su se mettre assis seuls (suivant le concept de motricité libre, afin de préserver le corps de l’enfant, on ne le met pas dans une position qu’il n’a pas encore expérimentée seul, exception faite pour mon aînée qui a été redressée très vite à cause d’une plagiocéphalie sévère), ils ont mangé avec nous à table.

Pour ce faire, lors de nos voyages ou à la maison, nous avons eu l’occasion de tester pas mal de choses :

IMG_2456Notre première chaise haute, offerte par Mamie, qui sert depuis 2006. Du bon matériel solide, réglable en hauteur, inclinable avec une vraie position correcte pour un tout-petit pour servir de transat en hauteur, une tablette robuste et amovible (un peu trop haute pour les plus petits), un cale-pieds réglable en hauteur (c’est très important d’avoir les pieds posés quand on mange). Bref une chaise bien pratique, bien respectueuse de la physiologie du bébé, bien rembourrée, mais qui limite complètement l’autonomie : l’enfant ne peut s’y installer seul que lorsque la chaise est réglée au minimum de hauteur, pour vos soirées apéro quoi ! Ceci dit, on la ressort à chaque bébé parce qu’on y est attachés !

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Pour les sorties, on a eu ce rehausseur bien pratique qui s’adapte sur toutes les chaises. En enlevant la tablette, et si la chaise est équipée de barreaux, je pense que l’enfant peut y grimper seul. (Ne cherchez pas, en 2007, je ne connaissais pas le concept de Diversification Menée par l’Enfant).

Quand il a été cassé, nous l’avons remplacé par ça :

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Il s’agit d’un siège Bumbo destiné à redresser les très jeunes enfants. Ici, il a été détourné de son utilisation principale, anti-physiologique (sauf cas particuliers où l’enfant doit être redressé très tôt), pour être utilisé en chaise haute d’appoint. L’avantage est que l’enfant est à table avec nous et qu’il peut s’installer seul dedans (à condition évidemment qu’on le monte sur la table avant). Cette photo a été prise en vacances au ski. Heureusement que nous avions ce siège car aucune chaise haute du restaurant n’aurait pu convenir. Les bébés étaient tous attachés dans leurs poussettes le temps du repas … Lulu était du coup le seul bébé avec qui les adultes parlaient …

Cependant, cette utilisation n’est pas sécurisée et demande la présence obligatoire d’un adulte !

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Cette chaise haute, vous la connaissez bien, on la trouve partout. Bien pratique, facilement transportable, c’est notre chaise de terrasse/vacances/chez Mamie … Evidemment, elle ne permet aucune autonomie d’utilisation à l’enfant qui doit être porté pour s’y installer. Mon mari y est très attaché, impossible d’en changer !

Alors , dans la cuisine, on a un truc qui me plaît un peu mieux depuis pas mal d’années. Une chaise en bois, qui, elle, permet une utilisation par l’enfant.

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Il s’agit de cette chaise en bois, pas très chère, prenant peu de place. Le marchepied et la barre transversale du bas peuvent être utilisés comme marches par l’enfant pour qu’il puisse s’y installer seul. Il se hisse en tirant sur l’arceau.
Nous n’avons pas encore enlevé l’arceau de protection, car nous trouvons que sans, avec notre fille qui a la bougeotte à table, ça risque d’être un peu dangereux … mais pas plus que son installation à l’intérieur qui consiste à enjamber l’arceau … (J’avais une superbe vidéo qui a fait dresser les poils de ma mère quand elle l’a vue, mais je ne remets plus la main dessus !).

Mais pourquoi j’aborde ce sujet avec vous ? Parce qu’il y a quelques jours, en lisant quelques témoignages sur un groupe, je suis tombée sur ça :

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http://www.ikeahackers.net/

Une chaise haute, bricolée à partir d’un marchepied Ikea, avec des accoudoirs protecteurs sur le côté. Ça m’a forcément rappelé la tour d’observation que nous venons de fabriquer !
Je trouve l’idée carrément géniale !

Mon mari a donc décidé de bricoler notre chaise haute pour la rendre un peu similaire et plus sécurisée sans arceau.
Mais si vous n’avez pas encore investi, gardez cette proposition en tête ! Le coût de revient est très bas, et l’utilisation parfaite : autonomie et sécurité !

D’autres chaises du commerce peuvent également répondre à ces attentes, on en trouve en tapant « chaise haute » dans Google images.

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Et vous, comment avez-vous adapté le coin repas pour vos petits ? Comment avez-vous transformé un matériel existant pour permettre l’autonomie ?


MAJ du 6/09/14 : Il y a deux jours, ce fut l’illumination ! Pourquoi encombrer sa cuisine ! Il suffisait de modifier la tour d’observation ! 

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Des moyens de locomotion …

En devenant parent, il faut s’attendre à remplir entièrement son chalet de jardin ou son garage d’engins de locomotion en tout genre, surtout quand nous avons plusieurs enfants, et que nous ne sommes pas forcément renseignés pour trouver ce qui est le plus approprié.

Trois enfants plus tard, après pas mal d’achats inutiles et un tas de formations qui ont fait changer mon regard sur l’enfant, je peux tenter de vous livrer à quelques exceptions près le secret de la réussite !

A quoi ça sert tout ça ?, à part savoir utiliser un vélo en finalité ?

– se muscler
– expérimenter l’équilibre puis l’affiner
– se déplacer dans l’environnement en utilisant un guidon
– expérimenter la sensation de vitesse
– dépasser ses peurs, s’amuser à se faire peur
– dissocier ses mouvements en les alternant pour apprendre à pédaler
– … (liste non exhaustive, je ne suis pas psychomotricienne 🙂 )

Le pousseur 

Au tout départ, avoir un pousseur, à bonne hauteur, c’est à dire que l’enfant doit avoir les pieds bien à plat quand il est installé dessus. Il doit être capable d’y monter seul en l’enjambant, c’est seulement à cette condition qu’il sera prêt à l’utiliser.

Avant j’avais ça :

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Bon finalement, c’était pas si mal : les pieds touchaient bien à plat (en plus avec des chaussons en cuir souple, il y a 7 ans, ce n’était pas aussi répandu que maintenant !), elle l’a beaucoup utilisé, mais il était quand même très léger et en plastique. Je pense que la largeur excessive de l’assise pouvait gêner aussi dans le mouvement des jambes, et surtout, il s’agit d’un volant et non d’un guidon. De plus il est difficilement enjambable (ce mot existe-t’il ?), à l’époque j’avais enlevé l’espèce de dossier en plastique pour une utilisation plus aisée.

Non, en fait, en tout premier, j’avais ça ! Année 81, j’avais 16 mois !

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Une amie m’a donné celui-ci à la naissance de mon deuxième enfant, il a énormément servi, il a même été prêté à des amis. Il est en bois, donc plus lourd et plus stable. L’assise est moins large, mais l’enfant peut être gêné par la largueur des roues à l’arrière.

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(le casque, méga important à introduire dès le début pour que ce soit un automatisme plus tard ! Pas de casque = pas de vélo, pas de trottinette, pas de roller …)

Sur cette vidéo on peut observer qu’elle commence à expérimenter l’équilibre donc qu’elle va bientôt pouvoir passer à la draisienne (elle lève ses pieds) et la notion de vitesse. Elle commence également à alterner les pieds (ça sera nécessaire pour apprendre à pédaler, sur un tricycle ou un vélo). On observe également qu’elle expérimente de nouvelles utilisations en lâchant le guidon (pour se faire peur ?).

Mais en fait, je rêve de ça :

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Puky Pukylino : hauteur de selle 22 cm, vendu pour l’intérieur, 2.7 kg

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 Puky Wutsch : hauteur de selle 24 cm, vendu pour l’extérieur, 2,8 kg
muni d’un axe oscillant à l’avant pour commencer à expérimenter l’équilibre

Mais soyons raisonnable, c’est inutile chez nous (mais c’est bientôt son anniversaire commandée pour son anniversaire !…), Luce va bientôt passer au prochain moyen de locomotion, elle est en phase de transition vers …

... l’espèce de draisienne à grosses roues, appelée « moto » chez nous 😉

Voici une photo de son frère l’utilisant. Je ne donne volontairement pas d’indication d’âge, à vous d’adapter en fonction de l’observation que vous faites de vos enfants.

Il s’agit d’une moto de la marque BIG, parfaite pour appréhender les notions d’équilibre en tendant la jambe pour se rattraper quand la moto penche. Pour le moment, elle est un peu trop haute pour Luce, qui doit vraiment être sur la pointe des pieds, ça ne la rassure pas.

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Le seul point négatif que je lui ai trouvé, c’est sa matière, encore du plastique !

Sur cette vieille vidéo (snif), mon fils apprend à se diriger avec un guidon, on le voit un peu rattraper son équilibre lors d’un virage, et à la fin lever ses pieds et se mettre en position de motard en se penchant vers l’avant.
Là, c’était certain, il était prêt pour utiliser une draisienne.

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Une draisienne, oui, mais pas n’importe laquelle !

J’ai mis pas mal de temps à en choisir une qui me convenait. Il fallait qu’elle soit de petite taille, avec une selle bien basse, pas trop lourde, bien maniable et avec un bon rayon de braquage. J’ai trouvé celles en bois trop lourdes à manier (il faut que l’enfant soit capable de la remonter seul), et la plupart du temps trop hautes si bien que quand l’enfant a atteint une taille convenable pour l’utiliser, la sensibilité pour ce type de moyen de locomotion est passée …

Et puis, j’aime vraiment d’amour la marque PUKY, ça me rappelle les vélos dans la cour de récré de mon école maternelle 🙂 Ce qui m’a surtout plu sur ce modèle, c’est que l’enfant peut reposer ses pieds sur la planche prévue entre le guidon et la selle, et peut donc expérimenter encore plus de positions !

J’ai choisi une draisienne sans frein, pour qu’ils apprennent à gérer la vitesse avec les pieds uniquement (un enfant de 2 ans, ça peut vraiment utiliser un frein ?)


Quelques modèles pour les plus petits :

  • La Bywin Run B’TWIN Décathlon : vendue pour les enfants de 2 à 4 ans, 3,5 kg, selle haute

Les + : son prix attractif et les réglages en hauteur de la selle et du guidon, son poids
Les – : le cadre qui entoure la roue arrière peut gêner d’après les témoignages que j’ai lus, la selle est haute, beaucoup trop pour ma fille de presque 2 ans, modèle donc réservé aux géants, difficile à enjamber

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  • La Bike Star 10′ : 4,8 kg, hauteur de selle minimum 30 cm

Les + : prix attractif, plateau repose-pieds donc enjambement facilité, pneus gonflable (un luxe niveau confort !)
Les – : son poids, son côté mastoc, le frein inutile à 2 ans

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  • La Puky LR M : la selle la plus basse du marché : 29 cm, la draisienne la plus légère du marché : 3,3 kg

Les + : plateau repose-pieds, pas de frein, légèreté, maniabilité
Les – : je n’en trouve pas ! un modèle efficace et peu onéreux !

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  • La Run 10′ de Kettler : une nouveauté (mais je n’ai pas encore trouvé où elle est commercialisée !), hauteur de selle : 34 cm, poids 4,5 kg

Les + : plateau repose-pieds, pas de frein, grandes roues par rapport à la draisienne Puky LR M
Les – : le poids assez élevé, et sans doute le prix assez élevé (en regardant le reste de la gamme, on voit que ce n’est pas donné …)

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Quant aux modèles en bois, j’en cherche toujours un qui réponde aux critères d’utilisation fixés : poids léger, maniabilité, enjambage facilité …

 Conjointement, on a également utilisé un tricycle, toujours de la marque Puky, pour apprendre à pédaler avant d’utiliser un vélo.

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(et on a retrouvé mon presque deuzans à l’autre bout du camp de vacances !)

Et puis un jour, il y a eu le vélo !

Un jour, mon fils s’est mis en tête d’utiliser un vélo sans roulettes. Il s’est obstiné une matinée entière dans le jardin et il est parti, tout seul, et comme il était fier !
Il a deux ans de moins que sa soeur, mais il a su gérer son vélo (sans roulettes) bien avant son aînée ! La raison ? Elle, elle n’avait pas eu de draisienne, mais un vélo muni de roulettes ! Aucune recherche d’équilibre et d’autonomie avec ce genre de vélo !

Les vélos pour petits sont toujours équipés de roulettes (ça s’enlève), et de cache-chaîne qui les rendent lourds. Ce poids est également destiné à ce que l’enfant ne prenne pas trop de vitesse. Malheureusement, ce poids excessif réduit aussi la maniabilité !

Et après le vélo, il y a eu la trottinette !

Pour mon aînée, vous savez, celle qui a su faire du vélo sans roulettes à 6 ans, on a eu ce type de trottinette :

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Le genre de truc qui n’avance correctement que dans l’allée de chez Décathlon, et sur lequel évidemment, tu ne testes absolument pas ton équilibre.

Pour ne pas réitérer les erreurs, Mamie a offert une vraie trottinette pour les trois ans de mon fils, et c’était encore ………… une PUKY ! (non, je n’ai pas d’action chez eux, malheureusement !) Il a désormais 6 ans et s’en sert toujours, il est pourtant très grand. Les grosses roues, ça passe partout, et il adore !
Ce modèle est muni d’un frein au pied et non au guidon, parce qu’une vraie trottinette, ça a un frein au pied, n’est-ce pas ?

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Bref, encore une fois, c’est en observant votre enfant que vous saurez choisir ce dont il a besoin. Achèteriez-vous une voiture sans l’essayer ? Non, bien sûr ! Donc pour votre enfant, c’est la même chose 🙂

 


 

Une idée de progression autour des boîtes à formes Montessori

On sait que Maria Montessori a beaucoup observé les bébés durant son séjour en Inde, et c’est pendant ce séjour qu’elle a confié la mission à une de ses assistantes de développer le matériel pour les 0/3 ans. Il n’ y a pas d’écrit de sa main concernant la progression du matériel à utiliser (contrairement aux 3 tomes de La pédagogie scientifique pour les plus grands).

On trouve beaucoup d’informations sur internet ou en formation pour l’utilisation des boîtes à formes, je vous propose ici une progression.

Les boîtes d’imbucare (verbe italien qui signifie faire tomber quelque chose dans un trou) sont proposées pour travailler plusieurs objectifs :

  • aider à établir la permanence de l’objet (définie par Piaget, en psychologie du développement voir http://fr.wikipedia.org/wiki/Permanence_de_l’objet),
  • établir une relation de cause à effet, commencer à raisonner,
  • se concentrer,
  • affiner la coordination oeil-main.

On commencera à les proposer à l’enfant dès qu’il sera capable de se mettre assis seul. La première à montrer à l’enfant est la boîte avec plateau et boule : boite-permanence-de-l-objet-avec-plateau

Vous pouvez aussi utiliser la boite avec tiroir et le retirer dans un premier temps, c’est ce que nous avions fait.

Mon mari avait fait la boîte à tiroir en suivant le tutoriel du Jardin de Kiran que voici : http://www.lejardindekiran.com/realiser-un-imbucare-a-tiroir-modele-en-bois/

La forme de la boîte est particulière, afin de faciliter la préhension par l’enfant, évitez les boîtes cubiques sans le rebord de préhension, ce serait mettre un obstacle supplémentaire à l’enfant. Evitez aussi les boîtes trop légères ou non stables. La boîte doit comporter ces spécificités :

boîte imbucare flèchesPar la suite, nous proposerons, dans l’ordre, suivant l’observation qu’on fait de notre bébé :

  • la boîte avec boule et tiroir
  • la boîte avec cylindre (on utilise la première boîte et on trouve un cylindre dans le jeu méga trop compliqué que Mamie a acheté et qui ne servira jamais, voir ci-dessous !)

boite-a-formes-cube-jouet-bois-958336834_ML   Ne rigolez pas, vous l’avez tous, et votre enfant s’en sert juste pour tout jeter, n’est-ce pas ? boite-a-forme-cylindre-large

  • la boîte avec jetons (je la place ici suivant les observations que j’ai pu faire de Luce)

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  • la boîte avec cube

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  • la boîte avec prisme à base triangulaire

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  • la boîte avec prisme à base carrée (vous pouvez utiliser la boîte du cube et changer simplement la forme à insérer que vous trouverez dans le « baril de cubes » de votre enfant : un pavé au lieu d’un cube !)

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  • et c’est seulement là que vous pouvez sortir votre boîte à plusieurs formes, si et seulement si elle est simple :

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La boîte avec balle tricotée et une variante de la boîte avec boule en bois. Elle est à insérer dans la progression un peu quand vous voulez, surtout quand vous sentez votre enfant prêt ! La seule différence avec la boîte à boule en bois, c’est que la main de l’enfant ne fonctionnera pas de la même façon. Il devra forcer pour l’insérer.


 

L’organisation du coin Montessori à la maison (pour mes 3 enfants d’âges différents)

Voici une piste possible à exploiter, celle que je trouvais la plus simple à mettre en place chez moi. Le coin Montessori se trouve dans notre salon, pour mes enfants de presque 2 ans, 6 ans et 8 ans.

Au salon se trouve également une bibliothèque épurée et fréquemment triée, un meuble spécial contenant les jeux de société et jeux pédagogiques, une table pour les grands, et une table et chaise spécifiques pour Luce.

Les jouets se trouvent à l’étage, dans les chambres.

Nous avons trouvé assez intéressant d’utiliser les étagères Billy de chez Ikea, leur prix est bas, on peut facilement rajouter des étagères, elles sont peu profondes, unies, et le matériel posé dessus contraste bien.

Etant donné les différences d’âges, et de tailles, nous avons choisi cette organisation (il s’agit d’une photo prise au début de nos réflexions, le matériel n’est pas disposé dans l’ordre pour notre 2 ans), mais vous pouvez voir que son matériel se trouve dans les étagères fléchées en rose. Les parties rayées bleues sont réservées aux aînées. Luce connaît exactement les plateaux ou activités qui lui sont destinés, elle peut même dire à qui sont les autres, en pointant les plateaux et en indiquant s’il s’agit de son frère ou de sa sœur. Elle a très vite compris le fonctionnement de ces étagères.

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Une fois qu’on a décidé d’organiser le coin MM de cette façon, il fallait également trouver une façon d’organiser de manière logique le matériel sur chaque étagère, ce que je vous propose ici. Il s’agit quasiment d’une organisation 3/6 ans, dans un ordre un peu différent, mais chez nous, c’est la vie pratique qui intéresse le plus Luce en ce moment, voilà pourquoi plusieurs étagères sont réservées à ces activités.

Les tapis sont désormais rangés entre les étagères blanches et le coffre en métal.

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Les traits colorés ont été ajoutés sur les photos pour explications, je n’ai pas de code couleur sur les étagères à la maison. Dans une salle destinées à la pédagogie, on pourrait utiliser une étagère par « matière », mais les enfants s’en sortent très bien sans.

Le plus important reste que les étagères soient propres, avec un matériel très bien rangé, afin que l’enfant s’y repère facilement, et que l’enfant le range toujours à la place initiale. Mes étagères pourraient être encore plus épurées.

Le matériel est choisi en fonction des sensibilités du moment.

Et voici une vue d’ensemble de notre salon, dont la disposition change assez souvent, en ce moment, c’est comme ça :

Coin travail de Luce, et coin « toilettes » dans l’entrée (le planisphère est sorti car les grands ont travaillé en géo, sinon, il a sa place au garage).

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La table n’est pas forcément la meilleure à choisir, on trouve mieux sur le marché, mais comme on l’avait déjà, on l’a gardée. Il faut privilégier une bonne installation, avec les pieds de l’enfant qui touchent le sol.

 

Coin lecture près de la télé mais qui est de moins en moins allumée (juste le soir pour nous ou pour des DVD pour les enfants de temps en temps, on réduit fortement !)

 

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Et vous, comment votre coin Montessori est-il aménagé  ?