Le mobile de Gobbi en action

Une amie m’a lancé le défi de réaliser un mobile de Gobbi pour sa fille.

Elle a 3 mois, les mobiles de Munari et des octaèdres lui ont été présentés, et sa maman trépignait d’impatience pour que je termine ce fameux Gobbi, car elle avait bien observé que C. s’était lassée des deux premiers mobiles : elle en avait fait le tour !

Contraste noir et blanc, discrimination visuelle des couleurs primaires, ça, c’était acquis ! Il fallait vite passer à autre chose ! Alors voilà, elle m’a fait le cadeau de m’envoyer cette vidéo de C. découvrant son nouveau mobile.

Vous pourrez observer la conversation qu’elle entreprend avec celui-ci, et comment son regard balaye les sphères de la plus claire à la plus foncée, et inversement ! Je suis touchée, vraiment ! Voir une petite fille s’épanouir et découvrir le monde sous un objet fait de ses propres mains, ça n’a pas de prix !

Une progression autour des mobiles chez le nouveau-né

Le mobile fait assez naturellement partie du « must-have » pour un nouveau-né. Il est très souvent placé juste au-dessus de la tête des bébés dans les parcs ou accrochés aux lits, pour occuper ou endormir … Il est parfois musical, ou encore lumineux. Mais la plupart du temps, il est destiné à décorer la chambre, car il est agréable à la vue des adultes ! Vous êtes-vous déjà placés sous un mobile pour bébé ? J’ai tenté ! Et ça donne ça !

Là où nous voyons ceci …mobilesvue
… les bébés voient cela : mobile vue 2

La « lecture » n’est absolument pas la même ! Le cerveau d’un nouveau-né n’est pas capable de digérer les informations qu’on lui soumet ici, il y a trop de couleurs, de formes et de volumes différents. Imaginez si on y ajoute de la lumière et de la musique ! Imposés à la vue des nouveaux-nés, ces mobiles seront souvent à l’origine de sur-excitation. Ouvrez l’œil et observez les réactions d’un nouveau-né placé sous ce type de mobile, c’est fascinant !

(plus…)

Une progression autour des puzzles

Comme vous êtes nombreux à me poser la question, je décide enfin de rédiger un petit article autour du thème des puzzles ! Il en existe de multiples sur le marché, et les parents sont parfois perdus face à cette diversité, et tombent souvent à côté des compétences de leurs enfants.

Les puzzles, à quoi ça sert ?

Mis à part le plaisir de jouer, la joie, l’estime et la confiance en soi, ils servent surtout à affiner la coordination œil-main et la préhension. En travaillant autour des puzzles avec un enfant, on travaille également tout un vocabulaire spécifique, celui des actions (enlève, encastre, tourne …), celui du vocabulaire topologique (au-dessus, en-dessous, à gauche, à droite, en haut, en bas …), et évidemment, le vocabulaire spécifique au puzzle choisi (les formes, les animaux, les couleurs …)

Quand et comment les mettre en place ?

Quand l’enfant sait s’asseoir seul et qu’il a déjà commencé à travailler la préhension fine, vers 10 mois environ (mais l’âge d’introduction dépendra de vos observations).

Au départ, vous choisirez des puzzles avec de gros boutons de préhension, et vous irez vers plus de finesse par la suite.

En tout premier lieu, vous présenterez un par un ces puzzles à forme unique, en commençant par le gros disque, puis le triangle, puis le carré, et enfin le petit disque.
Quand les quatre seront réussis, vous pourrez présenter 2 puis 3 puzzles en même temps.

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En même temps, vous pouvez présenter celui-ci, une série de 3 disques qui varient seulement par leurs diamètres.

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Par la suite, vous pourrez introduire ces puzzles, munis de gros boutons de préhension (disque, carré, rectangle, triangle, ellipse).

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Puis celui-ci que j’aime beaucoup que l’on trouve chez Nature et Découvertes (demi-sphère, triangle, disque, carré, pentagone) :

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Quand tout ceci sera acquis, vous pourrez introduire les puzzles en bois classique du commerce, munis de boutons de préhension toujours. Choisissez les motifs en lien avec les intérêts du moment de votre enfant (animaux, transports …). Soyez vigilent, le niveau de difficulté croit en fonction de la précision des découpes ! La marque Goki propose une large gamme à petits prix.

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 Quand l’enfant réalisera facilement ces puzzles, vous pourrez lui présenter les puzzles « à pièces ».

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Coup de cœur pour ces puzzles Ravensburger !

La difficulté réside dans le geste : il faut soulever une des pièces pour reconstituer l’image. Quand l’enfant réussi cette action, vous pourrez augmenter le nombre de pièces.

En parallèle, vous pourrez mettre en place les puzzles spécifiques Montessori, ceux du cabinet de zoologie et du cabinet de botanique, qui servent à travailler le repérage spatial, la préhension, mais également le vocabulaire spécifique à chaque partie de l’animal (oiseau, poisson, grenouille, cheval, tortue, …), de l’insecte (libellule, coccinelle, mouche, guêpe …) ou de la nature (arbre, feuille, fleur).

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Concernant les puzzles spécifiques Montessori, vous pourrez les trouver par exemple sur ces boutiques :

http://www.tangrammontessori.fr/

http://www.montessori-spirit.com/fr/

http://www.montessori-express.de/

Et pour faire le plein de puzzles en tout genre, un super site :

http://www.rue-des-puzzles.com/

L’important, dans tout ça, c’est de mettre des mots sur leurs actions, sur ce qu’ils voient, et sur ce qu’ils ressentent en faisant cette activité (fierté, frustration, colère, renoncement …) !

 


 

L’armoire à vêtements

Depuis un certain temps déjà, je me suis occupée à adapter l’environnement pour mes enfants, en particulier pour la dernière de la famille, qui, du haut de ses 22 mois, ne mesure pas encore 80 cm. Difficile d’entreprendre des projets ou de vouloir faire preuve d’autonomie quand on n’a accès à rien dans la maison. Colère, frustration, renoncement, et plus tard, la flamme qui s’éteint en l’envie qui s’envole …

Après l’aménagement de la salle de bain, celui de la cuisine en cours, du coin Montessori, du coin entrée/sortie de la maison (article à venir), aujourd’hui, nous nous sommes attaqués à l’armoire de la chambre de Luce.

Le projet mijote dans ma tête depuis pas mal de temps, mais nous devions changer le placard de sa chambre pour opter pour un dressing dernier cri, mais par manque de temps, d’argent, d’envie et avec les vacances qui approchent, nous avions remis notre achat à plus tard. Et puis aujourd’hui, en pratiquant mon activité favorite le pire truc qu’il ait été donné à une être humain de réaliser, j’ai mis en place un système de paniers dans lesquels je trie le linge au fur et à mesure du repassage. Les enfants n’ont plus qu’à prendre leurs paniers pour aller ranger leurs vêtements (pour l’homme, on peut toujours rêver !)

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Mais du coup, il y avait urgence à adapter le vieux placard de Luce ! Aucun scrupule à percer dans ce vieux tas de planches !

Etape 1 : descendre les boutons des portes afin de rendre le tout accessible 

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C’est beaucoup mieux comme ça !

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Etape 2 : descendre la tringle et trouver un marchepied adapté qui se range à l’intérieur du placard et qui soit facilement déplaçable, ici, une boîte Ikea retournée :

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Etape 3 : descendre le miroir

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Et pouvoir enfin sortir toutes ses robes 🙂

 

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Les vêtements ont été triés de manière à ce que les vêtements de saison soient accessibles, mais je pense que je vais encore épurer.

En résumé, un schéma récapitulatif !

 

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Coût de l’opération : zéro euro, et surtout, un bon exercice d’entraînement avant de concevoir son futur vrai placard !

 

Chaises hautes et autonomie

Comment faire rimer
autonomie,
pédagogie Montessori
et motricité libre
le temps d’un repas ?

 

Si certains préconisent une table et une chaise de sevrage à hauteur d’enfant, où l’enfant mangera seul, l’idée me rebute assez, même avec un mobilier très adapté. Favoriser l’autonomie oui, renoncer aux repas familiaux, impossible pour nous ! La cuisine est LE centre névralgique de la famille ! Nous voulions donc nos bébés avec nous le temps des repas.
Les premiers temps, ils étaient dans nos bras, ou portés en sling ou écharpe, récoltant au passage quelques miettes dans leur chevelure …

Plus tard, quand ils ont su se mettre assis seuls (suivant le concept de motricité libre, afin de préserver le corps de l’enfant, on ne le met pas dans une position qu’il n’a pas encore expérimentée seul, exception faite pour mon aînée qui a été redressée très vite à cause d’une plagiocéphalie sévère), ils ont mangé avec nous à table.

Pour ce faire, lors de nos voyages ou à la maison, nous avons eu l’occasion de tester pas mal de choses :

IMG_2456Notre première chaise haute, offerte par Mamie, qui sert depuis 2006. Du bon matériel solide, réglable en hauteur, inclinable avec une vraie position correcte pour un tout-petit pour servir de transat en hauteur, une tablette robuste et amovible (un peu trop haute pour les plus petits), un cale-pieds réglable en hauteur (c’est très important d’avoir les pieds posés quand on mange). Bref une chaise bien pratique, bien respectueuse de la physiologie du bébé, bien rembourrée, mais qui limite complètement l’autonomie : l’enfant ne peut s’y installer seul que lorsque la chaise est réglée au minimum de hauteur, pour vos soirées apéro quoi ! Ceci dit, on la ressort à chaque bébé parce qu’on y est attachés !

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Pour les sorties, on a eu ce rehausseur bien pratique qui s’adapte sur toutes les chaises. En enlevant la tablette, et si la chaise est équipée de barreaux, je pense que l’enfant peut y grimper seul. (Ne cherchez pas, en 2007, je ne connaissais pas le concept de Diversification Menée par l’Enfant).

Quand il a été cassé, nous l’avons remplacé par ça :

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Il s’agit d’un siège Bumbo destiné à redresser les très jeunes enfants. Ici, il a été détourné de son utilisation principale, anti-physiologique (sauf cas particuliers où l’enfant doit être redressé très tôt), pour être utilisé en chaise haute d’appoint. L’avantage est que l’enfant est à table avec nous et qu’il peut s’installer seul dedans (à condition évidemment qu’on le monte sur la table avant). Cette photo a été prise en vacances au ski. Heureusement que nous avions ce siège car aucune chaise haute du restaurant n’aurait pu convenir. Les bébés étaient tous attachés dans leurs poussettes le temps du repas … Lulu était du coup le seul bébé avec qui les adultes parlaient …

Cependant, cette utilisation n’est pas sécurisée et demande la présence obligatoire d’un adulte !

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Cette chaise haute, vous la connaissez bien, on la trouve partout. Bien pratique, facilement transportable, c’est notre chaise de terrasse/vacances/chez Mamie … Evidemment, elle ne permet aucune autonomie d’utilisation à l’enfant qui doit être porté pour s’y installer. Mon mari y est très attaché, impossible d’en changer !

Alors , dans la cuisine, on a un truc qui me plaît un peu mieux depuis pas mal d’années. Une chaise en bois, qui, elle, permet une utilisation par l’enfant.

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Il s’agit de cette chaise en bois, pas très chère, prenant peu de place. Le marchepied et la barre transversale du bas peuvent être utilisés comme marches par l’enfant pour qu’il puisse s’y installer seul. Il se hisse en tirant sur l’arceau.
Nous n’avons pas encore enlevé l’arceau de protection, car nous trouvons que sans, avec notre fille qui a la bougeotte à table, ça risque d’être un peu dangereux … mais pas plus que son installation à l’intérieur qui consiste à enjamber l’arceau … (J’avais une superbe vidéo qui a fait dresser les poils de ma mère quand elle l’a vue, mais je ne remets plus la main dessus !).

Mais pourquoi j’aborde ce sujet avec vous ? Parce qu’il y a quelques jours, en lisant quelques témoignages sur un groupe, je suis tombée sur ça :

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http://www.ikeahackers.net/

Une chaise haute, bricolée à partir d’un marchepied Ikea, avec des accoudoirs protecteurs sur le côté. Ça m’a forcément rappelé la tour d’observation que nous venons de fabriquer !
Je trouve l’idée carrément géniale !

Mon mari a donc décidé de bricoler notre chaise haute pour la rendre un peu similaire et plus sécurisée sans arceau.
Mais si vous n’avez pas encore investi, gardez cette proposition en tête ! Le coût de revient est très bas, et l’utilisation parfaite : autonomie et sécurité !

D’autres chaises du commerce peuvent également répondre à ces attentes, on en trouve en tapant « chaise haute » dans Google images.

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Et vous, comment avez-vous adapté le coin repas pour vos petits ? Comment avez-vous transformé un matériel existant pour permettre l’autonomie ?


MAJ du 6/09/14 : Il y a deux jours, ce fut l’illumination ! Pourquoi encombrer sa cuisine ! Il suffisait de modifier la tour d’observation ! 

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