Plateau de collage pour communauté enfantine

Le plateau de collage fait partie du matériel 18 mois/3 ans, et comme pour le moment, Luce n’avait collé qu’avec de la colle en stick, j’ai décidé de fabriquer de la colle avec elle !

Pour réaliser de la colle, c’est très simple, il vous faut :

  • 1 verre de farine
  • 1 cuillère à soupe de sucre
  • 1 verre d’eau

Mélangez bien le tout et laissez cuire à feu très doux jusqu’à ce que le mélange épaississe. Simple comme un jeu d’enfant, si bien que l’enfant lui-même peut la réaliser ! La colle se conserve au frigo, j’ai ajouté de l’extrait de pépin de pamplemousse pour qu’elle tienne plus longtemps sans moisir.

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La transformation des couleurs primaires en couleur secondaire.

Ce billet s’inclura dans un article récapitulatif sur ma façon non montessorienne d’aborder les couleurs, article qui va me prendre du temps, et qui donc, sera pour un autre jour. Mais aujourd’hui, j’avais envie de vous montrer ce qui suit, parce qu’il n’y a pas que Montessori dans notre vie, mais une tonne d’autres activités multisensorielles qui occupent nos journées.

3 petits flacons, qui ne payent pas de mine, mais qui offrent un gros potentiel de découvertes, et surtout, qui m’ont bien enquiquinée !

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Trois flacons découverts sur un groupe Facebook puis sur ce site. Sauf que sur ce site, on utilise de l’huile pour lampe à huile, et que non, je n’ai pas ça en réserve sous la main. Ils sont vraiment géniaux sur le site, on mélange, on obtient la couleur secondaire, on arrête le mélange, on voit réapparaître les couleurs primaires ! Un jeu d’enfants, en somme !

Sauf que, dans la vie, il y a ce que l’on voit sur internet, et il y a ce que toi, tu essayes de réaliser (et là, tu ris en repensant à toutes les merveilles que tu as essayé de reproduire, n’est-ce pas ?).

Bref, j’ai donc transformé ma cuisine en laboratoire de recherches, moi, la fille traumatisée par les complexes colorés en 1ère S, pour trouver LA solution à mon problème.

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Matériel :

Il vous faut donc :

  • de l’huile claire, ici, de tournesol
  • des colorants liposolubles (non, vraiment, le colorant liquide n’est pas miscible dans l’huile !) que l’on trouve dans les magasins de loisirs créatifs ou de scrapcooking
  • de la glycérine, suggestion de mon mari (en vente dans toutes les pharmacies, la glycérine, pas le mari)
  • des colorants alimentaires hydrosolubles (les 3 petites pipettes de supermarché)
  • 3 flacons en verre (mes tubes sont fermés avec du film étirable en 3 couches superposées + un élastique)
  • un entonnoir
  • un mixer

J’ai testé le mélange huile/eau, il ne fonctionne pas, les colorants se mélangent tous très vite, et on peut plus retrouver les couleurs primaires, ce qui est quand même le but.

Réalisation :

Il suffit donc ensuite de réaliser les tubes comme suit. J’ ai testé plusieurs inversions de couleurs, et il n’y a que celle ci-dessous qui offre un résultat satisfaisant :

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Tube 1 

glycérine + 2 gouttes de colorant alimentaire rouge liquide
huile + une pointe de colorant liposoluble jaune (attention, juste une pointe), à mixer au mixeur (impossible au fouet), mais pas trop, j’ai failli monter une mayonnaise …

Tube 2 

glycérine + 2 gouttes de colorant alimentaire jaune liquide
huile + une pointe de colorant liposoluble bleu

Tube 3 

glycérine + 2 gouttes de colorant alimentaire rouge liquide
huile + une pointe de colorant liposoluble bleu

Soyez minutieux, et lavez TOUS les ustensiles entre chaque manipulation.

Utilisation :

Pour utiliser ces flacons, j’ai décidé de réaliser une minuscule table lumineuse, avec deux lampes à LED pour placard, une boîte hermétique, du papier de cuisson, et du film étirable. J’ai découpé 2 épaisseurs de papier de cuisson à la taille du couvercle, et j’ai entouré le tout de film étirable, pour empêcher le glissement/la casse des tubes en verre.

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L’enfant prend un flacon, observe les couleurs primaires, puis pose le flacon à l’horizontale sur la table lumineuse. Les densité des liquides rend la transformation en couleur secondaire lente, et permet de bien observer le mélange.

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On entend des mots qui fusent, des « ohhhhhhh », des « ahhhhhhh », des « beauuuuuu », des couleurs et encore des couleurs … Un vrai régal pour les yeux et les oreilles !

En faisant rouler les tubes, on peut voir les couleurs primaires et secondaires en même temps. En fait, les liquides ne se mélangent pas, mais se superposent.
Je ne sais pas combien de temps ils tiendront avant que la couleur ne vire, mais j’ai une sacrée collection de colorants, je pourrai les refaire sans problème si besoin.

Premières boîtes à sons

Luce a pu, depuis ses premiers mois, explorer différents sons via les bouteilles sensorielles maison qu’elle a manipulées, ou encore les divers instruments de musique mis à sa disposition (un paquet, car nous sommes musiciens), ou également grâce aux transvasements de graines en tout genre. Bref, les expériences sonores ont été multiples, il est donc temps de passer aux premières présentations « officieuses » de matériel sensoriel.

Je possède les boîtes à sons Montessori, mais elles proviennent d’une boutique discount (on ne m’y prendra plus !), les sons sont très proches, et certaines paires sont fausses (ou alors je suis trop pointilleuse …).

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En attendant de les démonter/trafiquer/remonter/repeindre pour une meilleure utilisation, j’ai décidé d’en fabriquer de toutes simples pour Luce, 3 paires seulement, à partir de contenu qu’elle a déjà exploré au niveau sonore, de façon individuelle. Quand elle était petite, nous la laissions explorer librement avec des lentilles, des grains de café (ça nous a valu quelques insomnies), des grains de riz, de la semoule … Une fois l’exploration d’un type de graines terminée, nous avions pour habitude de créer une boîte sonore transparente à partir d’un pot de conservation de lait maternel. On y mettait un peu de lentilles, ou de riz, ou de semoule (en fonction de l’exploration du jour), et nous collions le bouchon afin qu’elle ne puisse plus l’ouvrir. Bref, au bout d’un moment, elle avait plusieurs pots, avec plusieurs types de graines, afin de pouvoir continuer l’exploration sonore.

Tout ça pour vous dire que le contenu des premières boîtes à sons doit être sonorement connu !

J’en suis donc arrivée là hier. Trois paires de boîtes à sons remplies de riz, de sucre, et de grains de café. Comme en pédagogie Montessori, je vous le rappelle, on isole les concepts pour mieux les travailler, le seul critère changeant doit être ici le son ! Attention donc quand vous remplissez vos boîtes à ce qu’elles aient toutes le même poids !

Boîte à sons

C’est parti pour les premières présentations !

Le mobile de Gobbi en action

Une amie m’a lancé le défi de réaliser un mobile de Gobbi pour sa fille.

Elle a 3 mois, les mobiles de Munari et des octaèdres lui ont été présentés, et sa maman trépignait d’impatience pour que je termine ce fameux Gobbi, car elle avait bien observé que C. s’était lassée des deux premiers mobiles : elle en avait fait le tour !

Contraste noir et blanc, discrimination visuelle des couleurs primaires, ça, c’était acquis ! Il fallait vite passer à autre chose ! Alors voilà, elle m’a fait le cadeau de m’envoyer cette vidéo de C. découvrant son nouveau mobile.

Vous pourrez observer la conversation qu’elle entreprend avec celui-ci, et comment son regard balaye les sphères de la plus claire à la plus foncée, et inversement ! Je suis touchée, vraiment ! Voir une petite fille s’épanouir et découvrir le monde sous un objet fait de ses propres mains, ça n’a pas de prix !

Une progression autour des mobiles chez le nouveau-né

Le mobile fait assez naturellement partie du « must-have » pour un nouveau-né. Il est très souvent placé juste au-dessus de la tête des bébés dans les parcs ou accrochés aux lits, pour occuper ou endormir … Il est parfois musical, ou encore lumineux. Mais la plupart du temps, il est destiné à décorer la chambre, car il est agréable à la vue des adultes ! Vous êtes-vous déjà placés sous un mobile pour bébé ? J’ai tenté ! Et ça donne ça !

Là où nous voyons ceci …mobilesvue
… les bébés voient cela : mobile vue 2

La « lecture » n’est absolument pas la même ! Le cerveau d’un nouveau-né n’est pas capable de digérer les informations qu’on lui soumet ici, il y a trop de couleurs, de formes et de volumes différents. Imaginez si on y ajoute de la lumière et de la musique ! Imposés à la vue des nouveaux-nés, ces mobiles seront souvent à l’origine de sur-excitation. Ouvrez l’œil et observez les réactions d’un nouveau-né placé sous ce type de mobile, c’est fascinant !

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